En accompagnement de la vision du Président de la République, le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé la création de 5 000 emplois à l’issue de la réforme de l’administration fiscale provinciale. Une mesure présentée comme un levier pour renforcer les recettes publiques et améliorer les services aux Kinois.
Face aux défis du financement du développement urbain, la province envisage une refonte en profondeur de son système fiscal. A en croire le gouv’ Daniel Bumba, Kinshasa dispose d’un potentiel fiscal considérable, encore sous-exploité. Avec près de 20 millions d’habitants, les ressources mobilisées restent faibles au regard des besoins et des charges que supporte la capitale.
Il attribue en grande partie les difficultés de développement de la ville aux limites du système actuel de mobilisation des recettes. La réforme vise donc à mettre en place un mécanisme plus performant, adapté aux réalités kinoises, a-t-il révélé.
Pour soutenir son ambition, la province a élaboré un programme de développement évalué à près de 11 milliards USD sur cinq ans. Les recettes actuelles ne suffisent pas à financer un tel programme, d’où la nécessité de doter Kinshasa d’outils modernes capables de générer davantage de moyens financiers pour les infrastructures et les services publics.
Plusieurs accords et protocoles d’intention auraient déjà été signés pour mobiliser des ressources et améliorer les conditions de vie de la population.
La mesure phare de la réforme porte sur la restructuration de l’administration fiscale par la séparation des missions entre deux régies distinctes. La Direction générale des impôts de Kinshasa (DGIK) se chargera de la gestion des impôts, tandis que la Direction générale des contributions de Kinshasa (DGCK) prendra en charge les taxes.
Avec cette réorganisation, les autorités espèrent accroître l’efficacité dans la collecte des recettes, renforcer la gouvernance financière et poser les bases d’un développement durable pour la capitale.
Espedi Saile
