L’une des principales raisons ayant motivé la délocalisation du sit-in de l’opposition vers le terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, est la nécessité de garantir le bon déroulement du TENASOSP, une épreuve nationale cruciale pour des milliers d’élèves congolais.
Une question se pose : comment l’opposition a-t-elle pu choisir d’organiser une manifestation le même jour que la tenue de cet examen national, programmé depuis plusieurs mois, les 11 et 12 juin 2026 ? Faut-il comprendre qu’elle accorde peu d’importance à l’avenir de nos enfants engagés dans cette étape décisive de leur parcours scolaire ?
Pour de nombreux observateurs, cette coïncidence traduit un manque de considération pour les élèves et leurs familles. Certains n’hésitent pas à souligner que plusieurs figures de l’opposition, dont les enfants poursuivent leurs études à l’étranger, semblent ignorer les réalités vécues par la majorité des jeunes Congolais.
Dans un esprit d’ouverture démocratique, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a toutefois autorisé la tenue du sit-in prévu ce vendredi 12 juin 2026 pour protester contre le projet de révision constitutionnelle.
Soucieux de préserver à la fois les libertés publiques et le bon déroulement du TENASOSP, l’autorité urbaine a recommandé aux organisateurs de déplacer leur manifestation au terrain Assossa de Kasa-Vubu et de la tenir dans l’après-midi, afin d’éviter toute perturbation autour des centres d’examen.
Les autorités provinciales ont par ailleurs annoncé le déploiement des forces de sécurité pour assurer l’encadrement de la manifestation et garantir le maintien de l’ordre tout au long de la journée.
Dany Musangu
