Le dialogue national continue de susciter des prises de position tranchées. Jean-Paul Bofunda monte au créneau contre Martin Fayulu, dont il juge la conception du dialogue incompatible avec la Constitution. Il estime qu’aucune concertation ne peut se substituer aux institutions de la République ni remettre en cause les fondements de l’État de droit.
Le débat autour du dialogue inclusif prend une nouvelle tournure. Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, Jean-Paul Bofunda s’en prend à Martin Fayulu, qu’il accuse de défendre une vision contraire aux principes constitutionnels et républicains.
Pour Jean-Paul Bofunda, le dialogue national ne peut en aucun cas servir de mécanisme permettant « l’usurpation des prérogatives régaliennes de l’État ». Il soutient qu’une telle démarche constituerait une entorse grave à la Constitution et ouvrirait la voie à une remise en cause des institutions légalement établies.
Selon lui, le dialogue inclusif doit rester un cadre patriotique destiné à rapprocher les Congolais, à favoriser une véritable catharsis nationale et à renforcer la cohésion du pays face aux défis sécuritaires, politiques et socio-économiques. Il insiste sur le fait que cette rencontre ne doit pas être assimilée à une nouvelle Conférence nationale souveraine dont les décisions s’imposeraient aux pouvoirs publics.
L’une des principales réserves exprimées par Jean-Paul Bofunda concerne l’éventuelle participation d’acteurs ayant pris les armes contre la République.
À ses yeux, leur intégration au processus risquerait d’envoyer un signal dangereux, en laissant croire que la violence et les rébellions constituent une voie légitime d’accès à l’influence politique.
Une telle logique, affirme-t-il, porterait atteinte au principe de l’alternance démocratique, qu’il considère comme la pierre angulaire de toute démocratie.
En définitive, Jean-Paul Bofunda soutient que le dialogue inclusif doit être organisé exclusivement sous le sceau de la République, du respect de la Constitution et de la défense de l’intérêt supérieur de la Nation. Il conclut que la vision portée par Martin Fayulu est, selon lui, « aux antipodes du camp de la patrie et de la République », réaffirmant que toute solution à la crise congolaise doit impérativement s’inscrire dans le strict respect de l’ordre constitutionnel.
Jeff Saile
