Le débat autour de la loi référendaire prend une tournure de plus en plus musclée. En réponse à la déclaration de la Coalition C64, Jean-Paul Bofunda rejette catégoriquement les arguments de cette plateforme politique, estimant que les 13 réserves formulées par la Cour constitutionnelle ne remettent nullement en cause la validité du texte. Il accuse même le C64 de s’engager sur le terrain de l’insurrection et de qporter atteinte à la sûreté de l’État.
La bataille autour de la loi référendaireq s’intensifie. Après la sortie médiatique de la Coalition C64 contestant la conformité du texte, Jean-Paul Bofunda est monté au créneau pour démonter, point par point, les arguments avancés par cette plateforme de l’opposition.
Pour lui, la lecture faite par la C64 de la décision de la Cour constitutionnelle est erronée. Les treize réserves formulées par la Haute Cour, explique-t-il, ne bloquent en rien le processus référendaire et ne remettent pas en cause le principe fondamental sur lequel repose cette loi : la souveraineté du peuple, consacrée par l’article 5 de la Constitution.
« Les 13 réserves ne bloquent pas la loi référendaire ni ne remettent en cause son fondement, à savoir la souveraineté du peuple. Elles signifient plutôt : « Oui, vous pouvez organiser le référendum, mais seulement en respectant ces 13 règles du jeu que nous imposons » », affirme-t-il.
À ses yeux, la Cour constitutionnelle a pleinement exercé sa mission d’arbitre en encadrant le processus, sans jamais conclure à une quelconque inconstitutionnalité de la loi.
Jean-Paul Bofunda estime ainsi que les critiques formulées par le C64 sont dépourvues de fondement juridique.
« Il faut trouver des arguments plus consistants pour prétendre à l’inconstitutionnalité de la loi référendaire… il n’y en a pas », insiste-t-il.
Dans une charge particulièrement sévère, il considère que le combat engagé par la Coalition C64 est « superfétatoire » et contraire à l’esprit républicain. Plus encore, il accuse cette plateforme de franchir une ligne rouge.
« Votre combat est superfétatoire. Il n’est pas républicain. Vous êtes dans l’insurrectionnel, l’atteinte à la sûreté de l’État », lance-t-il.
Cette nouvelle passe d’armes illustre la polarisation croissante du débat politique autour du référendum. Tandis que la C64 continue de dénoncer la démarche du pouvoir, les défenseurs de la loi référendaire soutiennent que le processus demeure conforme à la Constitution et aux exigences fixées par la Cour constitutionnelle.
Jeff Saile
