Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, remet en cause le rôle de la CENCO et de certaines autorités catholiques dans l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême. Revenant sur les épisodes politiques de 1992 et de 2016, notamment le dialogue organisé sous la médiation de l’Église catholique, il affirme que la victoire de l’UDPS est avant tout le fruit du combat de sa base militante et de la volonté divine. « Comment pouvait-on arriver au pouvoir avec une organisation comme la CENCO qui nous apportait la malchance ? », s’est-il interrogé.
Augustin Kabuya n’a pas mâché ses mots à l’égard de ceux qui attribuent à certaines autorités religieuses un rôle déterminant dans l’accession de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la présidence de la République démocratique du Congo.
Intervenant lors de la causerie morale de l’UDPS organisée ce dimanche 1er novembre 2026, le secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel a clairement rejeté l’idée selon laquelle l’arrivée au pouvoir du régime actuel serait le fruit de la bénédiction du cardinal Fridolin Ambongo, de l’abbé Donatien Nshole ou de l’accompagnement de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
« Nous ne sommes pas au pouvoir avec la bénédiction d’Ambongo ou Nshole. La CENCO ne nous a jamais aidés », a-t-il déclaré, dans une sortie particulièrement ferme.
Pour étayer son argumentaire, Augustin Kabuya est revenu sur plusieurs séquences de l’histoire politique de l’UDPS. Il a notamment rappelé qu’en 1992, alors que le parti entretenait des relations avec les responsables religieux catholiques, cette proximité n’avait pas permis à l’UDPS d’accéder au pouvoir.
Il a également évoqué l’année 2016, marquée par le dialogue politique organisé sous la médiation de la CENCO, estimant que cette démarche n’avait pas davantage permis au parti de réaliser son ambition politique.
Pour le président intérimaire de l’UDPS, ces expériences démontrent que son parti ne doit pas son accession au pouvoir à l’accompagnement des autorités ecclésiastiques. Il estime même que la séparation politique avec ces acteurs religieux a constitué un tournant dans le parcours de l’UDPS vers la conquête du pouvoir.
Augustin Kabuya a, en outre, rappelé que ces responsables religieux figuraient parmi les premiers à contester la victoire de Félix Tshisekedi, remettant ainsi en cause leur prétendue contribution décisive à son accession à la magistrature suprême.
Pour le secrétaire général de l’UDPS, la victoire de Félix Tshisekedi est avant tout le résultat du combat mené pendant plusieurs décennies par les militants et les combattants du parti, auquel s’ajoute la volonté de Dieu.
« Félix est arrivé au pouvoir avec le concours de sa base et la bénédiction de Dieu », a-t-il insisté.
À travers cette sortie, Augustin Kabuya entend rétablir, selon sa lecture de l’histoire politique du parti, la place centrale de la base militante dans la conquête du pouvoir et contester toute tentative d’attribuer à la CENCO ou à certaines personnalités religieuses la paternité de la victoire de Félix Tshisekedi.
JS
