La SOKIMO victime d’une maffia organisée !

Oeuvre de deux directeurs et d’un avocat recruté pour exécuter cette sale besogne.
Le Directeur général de la société des mines d’or de Kilo-Moto, Augustin Mpela Kindombe, n’est pas encore au bout de ses peines. Après avoir milité pour que l’ensemble du personnel retrouve le sourire, et à la veille de la mise en œuvre du plan de relance de la production d’or de cette société, il se trouve parmi les Directeurs ceux qui se sentent offusqués par ses exploits. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à recourir à des manœuvres louches pour tenter de le discréditer, et de lui attirer la vindicte populaire. La dernière manœuvre en date, est celle montée par deux Directeurs en complicité avec Me Ethy Kumbalani Batindie, avocat au barreau de l’Ituri.

En effet, le 21 janvier 2021, le Directeur général devait prendre un congé de dix jours pour des raisons médicales. Il confie son intérim à deux Directeurs de la Sokimo, à savoir Droma et Baelongandi. Au lieu de remplir correctement la mission administrative leur confiée, les deux Directeurs en profitent pour monter une opération maffieuse avec la complicité de ce praticien de droit. Deux jours avant la reprise du travail du DG Mpela, les deux maffieux s’empressent de signer une convention secrète avec ledit avocat, que l’un des Directeurs devait faire notarier, en évitant de laisser une quelconque trace dans les archives de la Sokimo.

Il sied de signaler que cette convention qui n’a jamais été communiquée à qui que ce soit, donnait le pouvoir à cet avocat de réclamer plus d’argent à la Sokimo moyennant une commission que les deux directeurs devaient toucher. Pourtant, la prestation de Me Me Ethy Kumbalani auprès de la Sokimo n’était que ponctuelle. Elle intervenait lors de l’affaire ayant opposé la Sokimo et Kibali Goldiming auprès du Tribunal de commerce de Kinshasa. L’affaire étant déjà tranchée, cet avocat avait été désintéressé avec des honoraires de l’ordre de 10.000 USD. Contre toute attente, la Sokimo sera surprise par une réclamation du même Ethy Kumbalani exigeant la somme de 2 millions USD calculée de manière unilatérale sous l’instigation des deux Directeurs. La démarche illégale de l’avocat intervient au moment où il venait d’apprendre que Kibali Goldmining avait payé les arriérés de la Sokimo en vue de permettre à la Direction générale de procéder à la relance de la production. Dans la précipitation, et sans tenir compte des contestations de la Sokimo, Me Ethy tente d’obtenir du premier président de la Cour d’appel de l’Ituri, une ordonnance rendant exécutoire sa note d’honoraire sans pour autant vider la procédure en la matière.

Malheureusement pour lui, d’autres instances judiciaires saisies par la suite, notamment le Tribunal de Grande Instance près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, lui feront clairement savoir, par leurs différentes décisions, qu’il ne possède aucun titre de droit pour se faire payer ou prétendre à une quelconque créance vis-à-vis de la Sokimo, et obtenir payement. Au lieu de comprendre, de s’arrêter là, et sachant parfaitement qu’il n’était pas en droit de réclamer les sommes saisies par lui auprès d’Access Bank, Me Ethy s’est organisé pour obtenir un virement bancaire de ladite somme augmentée d’un dommage et intérêts d’une valeur de 140.000 USD, ce qui lui donne le virement total de 2.140.000 dollars US.
Faire rentrer la Sokimo dans ses droits

Face à ce qui apparait, sans aucun doute, comme un détournement organisé à l’interne et à l’externe, le Directeur général s’est mis debout pour réclamer ce montant qui peut permettre de payer trois mois de salaires du personnel de la société. C’est ainsi qu’il fera recours à l’Agence nationale de renseignements via une plainte pour rechercher, et écrouer les deux directeurs. Ce qui est tout à fait logique. En sa qualité de numéro un du comité de gestion, il lui appartient d’ester en justice, et de protéger les intérêts de la Sokimo.

Dans la foulée, le DG Augustin Mpela saisit la Cellule nationale des renseignements financiers -CENAREF- qui, convaincu par les éléments en sa possession, va obtenir la saisie du compte bancaire auprès d’Access. Curieusement, au lieu de s’informer sur les faits auprès de la Direction générale de la Sokimo, les responsables de l’Ong dénommée Association congolaise pour l’accès à la justice –ACAJ- se sont permis d’appuyer leurs fausses accusations qu’ils avaient auparavant formulées contre le DG de la société minière dans leur correspondance du 7 juillet 2022.
Lors d’une conférence de presse, ils accusent, dans cette lettre, le DG Augustin Mpela d’avoir instrumentalisé les services de sécurité de notre pays –ce qui est totalement erroné- pour faire arrêter les directeurs Droma et Baelongandi, sans droit de visite, et de rechercher Me Ethy Kumbalani Batindie pour la même affaire.
Dans ces conditions, l’opinion publique s’étonne que cette organisation non gouvernementale chargée de la protection des droits humains, l’ACAJ en l’occurrence, se range du côté de ceux qui ont cherché à escroquer la Sokimo, une société de l’Etat congolais, au lieu de prôner la protection des droits de ladite société. Curieux, tout de même.
Le Baromètre
