La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a frappé fort en invalidant plus de 82 candidats aux législatives provinciales et nationales dans 15 circonscriptions électorales suite à des allégations de fraude, de corruption et de détention illégale de dispositifs électroniques de vote lors des élections du 20 décembre 2023.
Dans un retournement surprenant, le parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a exprimé son soutien à la décision de la Céni. Le parti présidentiel a appuyé l’annulation des élections dans deux circonscriptions et la disqualification de certains candidats impliqués dans des actes perturbant le processus électoral.
« L’UDPS/Tshisekedi soutient la décision de la Céni qui a procédé à l’annulation des élections législatives nationales, provinciales et communales dans deux
circonscriptions et à l’annulation de certains suffrages obtenus par quelques candidats qui seraient auteurs des actes incriminés et perturbant le processus électoral », peut-on lire dans ce communiqué.
Cependant, l’UDPS a clairement souligné que ces événements n’ont en rien « entaché » les résultats de l’élection présidentielle, où Félix Tshisekedi a remporté une victoire historique avec 73,34% des voix.
« L’UDPS/Tshisekedi affirme que les faits et irrégularités ayant conduit la Céni à la prise de cette décision coulée dans le communiqué de presse de la Céni n’affecte nullement les résultats de l’élection présidentielle proclamés le 31 décembre 2023 », souligne le communiqué.
Par le biais d’un communiqué, l’UDPS a pris ses distances par rapport aux candidats dont les suffrages ont été annulés, déclarant se « désolidariser » de ces individus pour préserver « l’image, l’honneur et la dignité du parti ».
Cette position souligne l’importance de l’intégrité électorale pour le parti au pouvoir, tout en maintenant la légitimité de la victoire présidentielle de Tshisekedi.

Nicolas Kayembe
