Augustin Kabuya, député national et secrétaire général de l’UDPS, n’a pas absolument toléré ce qui s’est passé lundi 29 janvier à l’ouverture de la session plénière à l’Assemblée nationale contre le député Vital Kamerhe.
En effet, lors de l’appel nominal par le secrétaire général de la Chambre basse du parlement, pour savoir exactement le nombre des élus qui prennent part à cette séance plénière, le public réagissait positivement, mais au moment l’appel du nom de Vital Kamerhe un incident s’est produit. Un poignet du public a commencé à huer sur ce dernier.
Augustin Kabuya a jugé cette “attitude inacceptable”. « Non, moi personnellement, je ne partage pas cet avis. Nous avons tous travaillé au sein de l’Union sacrée. L’Union sacrée, c’est la vision chef de l’État. Les derniers mots, revient au chef de l’État. Ne minimisez pas les autres. Ils ont apporté aussi quelque chose dans la victoire que nous avons aujourd’hui. Il faut tenir compte de l’accord de tout un chacun », a fait savoir l’élu de Mont-Amba.
Pour lui, le fait de créer une plate forme au sein de l’Union sacrée ne doit pas faire de lui une cible des attaques critiques. « Il y a une chose qu’il faut éviter en politique : la fixation. Il faut tenir compte de cet aspect. J’ai vu l’attitude de certains militants des partis politiques, je n’ai pas du tout aimé ce qui s’est passé tout à l’heure à l’endroit d’un grand responsable politique de notre pays, l’honorable Vital Kamerhe. Je défends fermement ce genre des pratiques », a condamné l’honorable député.
Cependant, il invite les cadres de l’Union à la tolérance plutôt que de manipuler les militants afin de huer le président national de l’UNC. « Je demande aux responsables politiques de l’Union sacrée de comprendre que tout le monde est utile dans la société. Il n’est pas interdit à quelqu’un d’avoir des ambitions », dit-il, ajoutant : « ce n’est pas du tout propre, c’est quelque chose qui ne m’a pas du tout rangé personnellement. »
Augustin Kabuya a rappelé que : « Dès les premiers jours, quand ils ont mis en place la plate forme PCR, il y a eu des réactions émotionnelles où les gens condamnaient ». « Ce n’était pas mon avis et je l’avais déclaré qu’il n’est pas interdit à un homme politique de réfléchir sur son avenir. Et personnellement, je n’avais pas trouvé le mal dans sa démarche avec d’autres responsables politiques », souligne le SG de L’UDPS.
Nicolas Kayembe
