C’est un tournant majeur pour le système éducatif congolais. Pour la première fois depuis 1998, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) s’est doté d’un nouveau cadre organique ce mardi 13 mai, une réforme historique saluée à tous les niveaux de l’administration. « Ce jour marque une véritable renaissance pour l’ESU », a déclaré la ministre Marie-Thérèse SOMBO, quelques instants après la signature de l’arrêté ministériel.
Portée par une volonté de modernisation et d’efficacité, cette nouvelle organisation administrative vise à rendre l’enseignement supérieur congolais plus performant, plus inclusif et équitable. Elle traduit également la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de faire de l’éducation un pilier du développement national. « Nous avons pensé un système qui répond aux réalités locales tout en s’ouvrant au monde », a souligné la ministre.
Parmi les grandes nouveautés, l’implantation de divisions provinciales et de représentations dans les 145 territoires du pays figure en bonne place. À cela s’ajoute l’intégration effective de l’enseignement à distance, pour permettre un accès élargi au savoir, y compris dans les zones les plus enclavées. « L’université doit aller vers l’étudiant, peu importe sa localisation », a insisté Prof. Dr Marie-Thérèse SOMBO.
Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, n’a pas manqué de féliciter la ministre pour cette avancée structurelle. « Elle redonne à l’enseignement supérieur sa place stratégique. Cette réforme donne une nouvelle dynamique à notre administration », a-t-il affirmé lors de la cérémonie de signature. Il a également encouragé la promotion de la méritocratie au sein des nouvelles structures mises en place.
L’arrêté signé porte précisément sur le cadre et les structures organiques du Secrétariat Général de l’ESU, pierre angulaire de l’appareil administratif du secteur. Ce document fixe désormais les lignes directrices pour une gouvernance plus transparente, des responsabilités mieux définies et un fonctionnement plus rationnel des services.
Les réactions au sein de la communauté universitaire ne se sont pas fait attendre. Plusieurs responsables académiques et syndicats ont salué l’audace de cette réforme. « C’est un pas important vers la professionnalisation de notre secteur. Il ne reste plus qu’à veiller à son application effective sur le terrain », a déclaré un recteur présent à la cérémonie.
Dans les jours à venir, une présentation officielle du nouveau cadre organique sera faite à l’ensemble des institutions d’enseignement supérieur du pays. Une étape cruciale pour l’appropriation de cette réforme par les acteurs de terrain et pour sa mise en œuvre harmonieuse à travers tout le territoire national.
CB
