Dans la nuit du dimanche 20 juillet 2025, l’hôpital du Cinquantenaire de Kisangani a été le théâtre d’un cambriolage audacieux. Des individus non identifiés ont opéré entre 1h et 2h du matin, semant la panique parmi le personnel soignant et les patients. Le bilan est lourd : argent liquide, matériel électronique et effets personnels emportés.
« Ces malfrats ont commencé leur opération au bureau du médecin de garde. Après l’avoir traumatisé, ils ont pris 1.800.000 FC et 40 dollars », confie une source hospitalière. À la réception, les voleurs ont poursuivi leur razzia, s’emparant de la recette du week-end, soit « 1.500 dollars américains et 580.000 FC ». Au total, quatre ordinateurs — dont un appartenant à un patient — ainsi que plusieurs téléphones portables ont également été dérobés.
Fait troublant, cette attaque s’est produite sous le nez des autorités sécuritaires. L’hôpital est situé juste en face du camp central de la Police nationale congolaise. Pourtant, les appels au numéro vert pour alerter les forces de l’ordre sont restés sans suite, la ligne étant « indisponible », selon la même source.
Les militaires en patrouille ne sont arrivés que bien après la fuite des assaillants. Un retard qui soulève des interrogations sur l’efficacité du dispositif sécuritaire censé protéger cette zone sensible. L’événement a plongé l’établissement dans un climat de peur. « Le personnel de garde et les malades sont en émoi et traumatisés », rapporte un infirmier sous couvert d’anonymat.
Ce braquage, en plein cœur de Kisangani et à proximité immédiate d’un centre sécuritaire, relance le débat sur la recrudescence de l’insécurité dans la ville et l’urgence de renforcer la protection des infrastructures sanitaires. Les autorités sont appelées à réagir rapidement pour rassurer la population et mettre un terme à ces actes de banditisme répétés.
CB
