L’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) et le Rassemblement des Professeurs des Universités et Instituts Supérieurs du Congo (RAPUICO) ont exprimé, à travers une correspondance parvenue à notre rédaction ce mardi 29 juillet, adressée au ministre d’État, ministre du Budget, leur « indignation profonde et leur mise en demeure concernant la question de la paie complémentaire ».
Les signataires dénoncent « un engagement trahi et une promesse bafouée », soulignant qu’ils « se retrouvent une fois de plus face à 19 relégués et à des fichiers non pris en compte par le ministère du Budget, notamment les OPI n° 49196, 191918, 191919, 191920, 191921, 191922, 191923, 191936, 191943 ». Ils affirment que, malgré les engagements pris, les dossiers de ces enseignants « n’ont toujours pas été régularisés à la date du 27 juillet 2025 ».
« Où est la transparence promise ? Où est le respect dû aux professeurs des universités et instituts supérieurs (enseignants-chercheurs) de ce pays ? », s’interrogent-ils avec amertume. Les deux associations condamnent « une négligence administrative », mais surtout « une moquerie institutionnelle » à l’égard des enseignants du supérieur. Elles dénoncent « un traitement inacceptable » pour un groupe qui joue un rôle essentiel dans la formation et l’avenir du pays.
Elles rappellent que plusieurs séances de travail ont eu lieu avec les autorités compétentes, et que « des promesses de solutions concrètes » ont été faites mais non tenues. « Nous sommes dans l’obligation d’envisager d’autres voies pour obtenir des réponses appropriées », préviennent-elles.
Face à cette situation jugée humiliante, les professeurs insistent pour une régularisation urgente des dossiers, et demandent au gouvernement d’agir avec « responsabilité, rigueur et respect des engagements pris ».
L’APUKIN et le RAPUICO concluent leur courrier par une interpellation directe : « Qui est-ce qui bloque ? Pourquoi ce mépris ? » — des questions qui traduisent le ras-le-bol d’un corps académique à bout de patience.
CB
