L’économie congolaise continue de montrer des signes de résilience. D’après la note de conjoncture hebdomadaire publiée par la Banque Centrale du Congo (BCC), les recettes mobilisées par les services d’assiette ont franchi la barre de 1,10 milliard de dollars américains au 25 juillet 2025. En monnaie locale, cela équivaut à 3.170,7 milliards de francs congolais (CDF). Cette performance résulte en grande partie des efforts conjoints des régies financières.
Dans le détail, la Direction Générale des Impôts (DGI) a généré 1.767,7 milliards de CDF, suivie de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) avec 488,5 milliards, tandis que la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD) a récolté 361,9 milliards. Parallèlement, les dépenses publiques se sont élevées à 2.252,1 milliards de CDF, majoritairement absorbées par les rémunérations des agents de l’État, les frais de fonctionnement des institutions ainsi que les rétrocessions aux entités bénéficiaires.
Sur le front des finances publiques, le gouvernement continue de recourir au marché intérieur pour soutenir ses besoins. Pour le troisième trimestre 2025, il prévoit de lever 100 milliards de CDF à travers des adjudications de bons et obligations du Trésor indexés, respectivement sur 6 et 18 mois. En parallèle, il est prévu une mobilisation de 400 millions de dollars sur le marché en devises, à travers des titres libellés en USD avec des maturités similaires. « Le gouvernement entend, le 29 juillet 2025, lever 50,0 de CDF au titre d’émission d’obligations du Trésor indexées de 18 mois de maturité avec un taux d’intérêt de 10% l’an. À la même date, il est prévu une adjudication d’obligations du Trésor en dollar d’un import de 40,0 millions d’USD de 18 mois de maturité avec 9% de taux d’intérêt », indique la note de la BCC.
Enfin, l’encours global de la dette intérieure, en bons et obligations du Trésor, a poursuivi sa progression. Il est passé de 5.481,6 à 5.573,1 milliards de CDF au 23 juillet 2025, traduisant une hausse continue des engagements financiers de l’État. Cette dynamique confirme l’option du gouvernement de diversifier ses sources de financement tout en maintenant une surveillance étroite de l’équilibre budgétaire.
CB
