Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, a réuni mardi 2 septembre les responsables des principales régies financières ainsi que des experts de son ministère pour une première séance de travail sous l’ère du gouvernement Suminwa II. Cette rencontre, consacrée à l’évaluation des recettes du mois d’août et à la planification de nouvelles stratégies, a confirmé des performances encourageantes avec 1.955,6 milliards CDF mobilisés, soit 103 % des prévisions mensuelles. La DGI et la DGDA ont dépassé leurs objectifs, respectivement à 108 % et 105 %, tandis que la DGRAD a enregistré un taux d’exécution de 88 %.
Malgré ces résultats positifs, l’enjeu reste considérable. Le gouvernement doit encore mobiliser 10.239,7 milliards CDF d’ici la fin de l’année, dont plus de la moitié attendue de la DGI. Pour Doudou Fwamba, il s’agit d’un défi qui exige « une discipline accrue, une meilleure gouvernance et l’engagement de toutes les régies financières ». Le ministre a souligné que la mobilisation des recettes n’était pas seulement une exigence budgétaire mais également « un levier de croissance économique et de création d’externalités positives pour le pays ».
Afin de consolider ces acquis, le patron des Finances a insisté sur l’accélération des réformes en cours. Il a notamment mis en avant la digitalisation des procédures, y compris dans le secteur judiciaire à travers l’extension du système Logirad de la DGRAD, ainsi que la réforme de la facture normalisée avec la TVA comme socle. « L’actualisation du plan stratégique de mobilisation des recettes doit se concentrer sur l’élargissement de l’assiette, l’amélioration du contrôle et du recouvrement, la lutte contre la fraude fiscale, la simplification et l’informatisation des procédures, le renforcement des régies et la rationalisation des dépenses fiscales », a-t-il précisé.
Cette première réunion marque le ton de la nouvelle étape budgétaire voulue par le gouvernement Suminwa II, sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Les efforts visent à garantir la stabilité macroéconomique, à sécuriser les recettes publiques et à doter l’État des moyens nécessaires pour financer ses ambitions de développement.
CB
