La zone de santé rurale de Bulape, dans la province du Kasaï, fait face à une situation sanitaire préoccupante avec l’apparition de la fièvre hémorragique Ebola. Selon le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention sociale, Roger Kamba, 28 cas suspects ont été enregistrés au 4 septembre 2025, dont 15 ont malheureusement succombé à la maladie. Parmi ces victimes figurent quatre travailleurs de santé en première ligne, soulignant la vulnérabilité du personnel médical face à cette épidémie.
Le point de départ de cette alerte remonte au 20 août dernier, lorsque qu’une femme de 34 ans a été admise à l’hôpital général avec des symptômes caractéristiques d’Ebola : fièvre, hémorragies, vomissements et grande faiblesse. Elle est décédée le 27 août, déclenchant la vigilance des autorités sanitaires et le suivi rapproché des personnes ayant été en contact avec elle.
Pour contenir la propagation du virus, le ministère de la Santé a dépêché en urgence une équipe mixte d’experts afin de mener des investigations approfondies. Les échantillons prélevés sur les patients suspects ont été acheminés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) pour analyses, dans le but de confirmer les cas et de mieux orienter les mesures de riposte.
Parallèlement, le ministre Roger Kamba a fait état d’une évolution plus favorable pour d’autres maladies épidémiques, notamment le choléra et le mpox, avec une diminution des cas signalés lors de la 34ᵉ semaine. Toutefois, l’attention reste fortement concentrée sur Ebola à Bulape, où la vigilance et la mobilisation des autorités sanitaires sont désormais maximales pour limiter la propagation du virus.
CB
