Depuis la convocation du gouverneur Jacques Kyabula à Kinshasa par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, sécurité, affaires coutumières et décentralisation, la situation dans l’ensemble de la province du Haut-Katanga prend de plus en plus une tournure différente.
Le travail ne se fait plus convenablement dans les services publics de l’Etat. Une sorte de léthargie semble s’installer un peu partout, ce qui ne permet plus d’exercer un contrôle approprié sur tous les circuits de production des recettes de l’Etat. L’insécurité qui avait été pratiquement éradiquée bat son plein dans tous les territoires de cette province.
Ainsi, pour que le Haut-Katanga ne sombre pas dans une situation dont les conséquences risquent d’être difficiles à gérer, la population réclame le retour du gouverneur Jacques Kyabula. Ce souci a été exprimé aux agents de notre Institut de sondage dans la capitale du cuivre.
Né le 13 mars 1976 à Likasi, Jacques Kyabula a dirigé le Haut-Katanga, en qualité de gouverneur pendant le premier mandat au cours duquel il a mené des actions de grande envergure à impact
visible dans tous les domaines.
Infrastructures
Pendant cinq ans, Jacques Kyabula a construit ou réhabilité au total 63 ouvrages, des grandes infrastructures notamment des routes; universités; écoles; hôpitaux; bâtiments administratifs, etc. Ces
infrastructures sont localisables et desservent la population. Elles ont contribué au développement de la province et à son ressort économique.
Les populations du Haut-Katanga reconnaissent que leur province s’est transformée en un véritable chantier à ciel ouvert qui a donné du bon résultat, rendant accessibles des endroits qui ont longtemps
été inaccessibles, et réhabilitant des routes autrefois en état de délabrement avancé.
Sa seconde préoccupation est celle de développement. Le gouverneur a hérité des infrastructures, mais il a constaté que toutes ces routes étaient détériorées. C’est comme cela
qu’il a initié l’opération zéro trou. Au centre-ville, il était important de le relier d’autres communes, notamment avec la route Kasapa, celle de contournement, le boulevard Katuba et le boulevard Sendwe pour arriver jusqu’au niveau de Apolo. La particularité pour la ville de Likasi, c’est le boom minier, mais la ville n’ayant pas de route de
contournement, tous les camions des minerais passent par le centre-ville et détruisent les routes.
Économie
Sur le plan économique, le bilan de Jacques Kyabula aura été marqué essentiellement par cinq grandes actions, entre autres: la réduction drastique des prix des denrées alimentaires dont la farine de maïs, la suppression de certaines barrières qui occasionnaient l’augmentation desdits prix; la lutte contre la fraude dans le secteur minier et l’organisation des forums miniers. Il a mis en place la politique de subvention de l’agriculture par son gouvernement. Pendant trois ans, plus de 39.000 hectares ont été subventionnés.
Conséquence:
l’accès par la population du Haut Katanga à la farine de maïs, principal aliment de base de la population n’est plus un casse-tête. Le gouverneur Kyabula a demandé à la population de lui donner les moyens de sa politique par le paiement régulier des taxes. Ce qui lui permettra, selon lui, de réaliser encore des ouvrages d’intérêt communautaire.
Social
La province du Haut-Katanga a été la première à prendre les dispositions anti-covid 19 en créant un centre de quarantaine pour accueillir les personnes touchées par cette pandémie. Ainsi, on a
enregistré plusieurs centres médicaux construits et équipés en matériels et médicaments. La province s’est dotée des parcs agro pastoraux qui produisent et vendent des produits alimentaires à bas prix à la population locale.
Au total, 45 grandes actions ont été enregistrées dans le domaine social: Énergie (eau et électricité): Pendant le mandat de Jacques Kyabula, le Haut-Katanga a réalisé des avancées notables dans l’amélioration de la desserte en eau et en électricité. Plus de 48 ouvrages, notamment 12 fontaines ont été érigées dans la province dont la plus grande est celle de Sakania avec une réserve de 3.500 mètres cube d’eau par jour. L’éclairage public a été installé et/ou rétabli dans les artères principales et secondaires de toutes les villes de la province.
Sécurité
Sur le plan sécuritaire, Jacques Kyabula a mis de nombreux moyens à la disposition de la police nationale pour faire oublier le cauchemar vécu par la population. Dans ce domaine, il y a lieu de noter des cas de criminalité dans certains quartiers, après une période d’accalmie. Les auteurs de ces actes utilisent un nouveau mode opératoire à savoir: le recours aux armes blanches, les machettes en l’occurrence. Le gouverneur a dit sa détermination à combattre cette insécurité â partir de stratégies mises en place par le Conseil
provincial de sécurité. Dans cet ordre d’idées, le gouverneur a réalisé la première opération de rafle à Lubumbashi de 350 délinquants communément appelés shegues/kuluna qui se livraient aux tracasseries de la population transférés au Service national à Kanyama Kasese dans le territoire de Kanyama, province du Haut-Lomami. Il a annoncé, à cet effet, la poursuite de cette opération dans le cadre de la lutte contre l’insécurité.
Cohabitation pacifique
Jacques Kyabula a mis un accent particulier sur le dialogue avec les différentes composantes sociales et culturelles de la province, ce qui lui vaut l’image d’un gouvernant attentif aux préoccupations de la base.
A cet effet, la conférence interprovinciale Grand Katanga-Grand Kasaï organisée à Lubumbashi à l’initiative du chef de l’Etat Félix Tshisekedi a contribué davantage au maintien et à la consolidation de la cohabitation pacifique.
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