Dans une vidéo diffusée ce jeudi et devenue virale sur la toile, le président de la Commission du contrôle citoyen Boyomais, Henry Botshutshu, critique sévèrement la sortie médiatique de Mateus Kanga, président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, qu’il accuse d’avoir « raté une occasion en or de se taire ».
Selon lui, une pétition est un exercice démocratique : au lieu de rougir et de s’emporter, M. Kanga aurait dû préparer ses moyens de défense. Botshutshu estime que le président de l’Assemblée a fait « une fuite en avant » en tenant des propos incendiaires dès que ses intérêts ont été menacés.
Concernant les griefs soulevés par les députés, il invite Mateus Kanga à attendre le moment propice pour donner sa version des faits, plutôt que d’accuser ses collègues d’être « à la solde du gouverneur » une attitude qu’il juge irrespectueuse envers ceux qui lui avaient accordé leur confiance.
S’agissant des fonds versés par FRIVAO, Henry Botshutshu rappelle que l’Assemblée ne méritait pas d’être indemnisée. Cet argent, destiné aux victimes des guerres, aurait dû être géré dès son arrivée à l’Assemblée provinciale avec transparence et redevabilité. Sur la question des frais de fonctionnement, il invite le président Kanga à donner des réponses claires à ses collègues, estimant qu’il en a pleinement l’occasion.
En conclusion, Botshutshu rappelle une phrase de l’honorable #Théoveul Lotika :
Le développement d’une province dépend du sérieux de la première institution. Avant de condamner la deuxième, il faut d’abord que la première fasse preuve de sérieux. »
