Le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a appelé à une transformation profonde du secteur minier à travers l’intégration des nouvelles technologies et le renforcement des partenariats internationaux. S’exprimant lors d’une session sur la durabilité minière organisée à Kinshasa par l’ambassade de Suède, il a souligné l’importance de la télédétection, de l’exploitation des données spatiales et de l’intelligence artificielle pour « accélérer l’exploration et la découverte de nouveaux gisements ».
Tout en saluant la pertinence du thème « La manière dont l’innovation, la responsabilité et la coopération internationale influencent l’avenir du secteur minier » — le ministre a rappelé que le développement du secteur minier congolais doit s’inscrire dans une démarche collective et durable. « Il n’y a pas de spectateurs, tout le monde est acteur », a-t-il lancé, invitant les parties prenantes à conjuguer leurs efforts pour bâtir un secteur à la fois performant et respectueux de l’environnement.
Louis Watum a également insisté sur les principes de transparence, de traçabilité et de bonne gouvernance comme socles d’une gestion responsable des ressources naturelles. Il a plaidé pour « un partage équitable des richesses entre toutes les parties prenantes afin de soutenir le développement durable de la RDC ». Cette vision, a-t-il indiqué, doit guider la réforme du secteur pour garantir que les bénéfices miniers profitent réellement aux populations.
Cette session, tenue à l’espace Texaf Bilembo, a réuni des acteurs publics, privés et de la société civile, ainsi que plusieurs entreprises partenaires dont Volvo/SMT, Sodeico Holding, Resource Matters et le Centre international Olof Palme. Les discussions ont porté sur les défis et les perspectives d’un secteur minier congolais plus transparent, équitable et durable — une ambition que le ministre Watum entend inscrire au cœur de sa politique.
CB
