Après plusieurs heures de concertation à huis clos, les dirigeants de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont clos leur Sommet de Kinshasa sur une volonté affichée de renforcer la cohésion politique au sein de l’organisation samedi 15 novembre. La déclaration finale, présentée par le ministre congolais de l’Intégration régionale, traduit une orientation davantage tournée vers la prévention des crises et l’apaisement des tensions persistantes entre États membres.
Au cœur des résolutions adoptées, les chefs d’État ont réaffirmé la priorité donnée au dialogue pour régler les différends bilatéraux. Ils ont rappelé la nécessité de respecter la souvereté nationale et l’intégrité territoriale, tout en s’engageant à ne pas s’ingérer dans les affaires internes des pays voisins. Une position qui vise à consolider les mécanismes régionaux existants et à renforcer la confiance entre acteurs d’une région encore marquée par des conflits récurrents.
Saluant l’esprit d’engagement de ses homologues, le président Félix Tshisekedi a souligné l’importance stratégique des recommandations adoptées, estimant qu’elles ouvrent une nouvelle phase pour la CIRGL. Selon lui, les discussions de Kinshasa doivent servir de socle à une coopération plus active, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires et politiques de la région.
Dans cette dynamique, le chef de l’État congolais a proposé l’organisation d’une rencontre extraordinaire dès décembre 2026, rompant avec le rythme habituel d’un Sommet tous les deux ans. Cette séance serait dédiée au 20ᵉ anniversaire du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, un texte fondateur que les dirigeants souhaitent remettre au centre de l’action régionale.
CB
