Alors que la conjoncture internationale pèse sur l’activité économique et que la situation sécuritaire à l’Est continue de mobiliser d’importantes ressources, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, souligne une performance budgétaire jugée « solide » par l’exécutif. Sur les plus de 44 000 milliards de francs congolais attendus au titre des recettes publiques, plus de 35 000 milliards ont été effectivement collectés, confirmant le redressement progressif de la mobilisation financière.
Les administrations fiscales et douanières ont réalisé plus de 95 % de leurs objectifs internes, un résultat que le Gouvernement attribue à l’élargissement de l’assiette fiscale et au renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude. Cette dynamique, selon les autorités, démontre la capacité de l’État à sécuriser ses ressources dans un contexte contraint et à maintenir le cap des réformes structurelles soutenues par le programme avec le FMI.
Face aux remarques formulées par la Cour des comptes, l’exécutif affirme avoir apporté des réponses détaillées, notamment sur les dépenses en matière sociale, les procédures d’urgence encadrées légalement et les dépassements observés. Ces écarts, explique-t-on, résultent en grande partie d’ajustements techniques destinés à accélérer le financement de projets d’infrastructures prioritaires dans plusieurs provinces, en particulier la modernisation des axes routiers essentiels au désenclavement et au développement économique.
Le rapport budgétaire ainsi consolidé est désormais entre les mains de la Commission ECOFIN de l’Assemblée nationale. Celle-ci devra procéder à un examen approfondi avant de renvoyer le texte en plénière pour adoption, une étape décisive dans la validation de la gestion financière de l’État pour l’exercice écoulé.
CB
