En marge des travaux de la COP30 à Belém mardi 18 novembre, la ministre congolaise de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a remis la question du financement forestier au cœur des discussions internationales. Réunissant les membres du Forest and Climate Leaders Partnership (FCLP) lors d’une rencontre ministérielle de haut niveau, elle a appelé à une mobilisation plus cohérente et plus ambitieuse pour soutenir les pays forestiers face aux défis climatiques.
La responsable congolaise a souligné que la RDC, qui abrite la plus grande partie du deuxième poumon écologique de la planète, n’entend plus se contenter de déclarations symboliques. Elle a insisté sur la nécessité d’améliorer les mécanismes financiers existants, tout en rappelant que son pays reste fermement engagé dans la coopération internationale visant à renforcer les droits fonciers et la protection des écosystèmes. « Nous devons identifier des solutions concrètes et adaptées aux réalités de terrain », a-t-elle martelé, interpellant les membres du FCLP sur l’efficacité de leurs instruments actuels.
Face au manque de réponses financières adaptées aux besoins des nations forestières, Marie Nyange Ndambo a lancé l’idée d’un sommet mondial réunissant ministres de l’Environnement et ministres des Finances, une première qui permettrait d’aborder la question du financement climatique avec les décideurs capables d’engager de véritables ressources. Elle a invité les partenaires internationaux à mieux articuler leurs ambitions avec celles des pays qui préservent encore des forêts primaires essentielles à l’équilibre climatique.
Pour la RDC, l’une des pistes les plus stratégiques reste le développement de marchés carbone forestiers de haute intégrité, capables de générer des revenus aussi durables que vérifiables. Kinshasa entend d’ailleurs jouer un rôle actif au sein de la coalition JREDD+, convaincue que les mécanismes carbone peuvent devenir un levier majeur de conservation, à condition qu’ils soient fondés sur la transparence et l’équité.
CB
