La République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour transformer les richesses minières de l’Est en moteur de développement et de stabilité. À Genève, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a représenté le pays lors d’une réunion de haut niveau au Centre pour le Dialogue Humanitaire Henri Dunant. L’événement a rassemblé des acteurs clés de l’industrie minière mondiale, des acheteurs et partenaires techniques autour de la problématique des minerais « 3T » (étain, tungstène, tantale), afin de promouvoir une exploitation transparente et responsable.
Lors de cette rencontre, le gouvernement congolais a détaillé son plan d’urgence de 5 milliards USD pour la reconstruction des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, annoncé par le Président Félix Tshisekedi. Ce financement vise à soutenir des projets de développement, renforcer les infrastructures et améliorer les conditions de vie dans une région marquée par des décennies de conflits et de tensions.
Les discussions ont également porté sur la mise en place d’un mécanisme de traçabilité plus strict pour les minerais, afin de lutter contre la contrebande et de garantir que les ressources locales servent au financement de la paix et du développement durable. Selon Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, « il est impératif de suivre chaque étape du minerai, de l’extraction à la commercialisation, pour mettre fin aux pratiques illégales et instaurer une exploitation responsable ».
CB
