Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors du breefing à Washington, mercredi 3 décembre,a tenu à clarifier la procédure suivie concernant l’information du Parlement congolais sur la signature de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. La question de savoir si le Parlement avait été informé avant la ratification de l’accord par le chef de l’État avait été soulevée. Muyaya a assuré que toutes les procédures avaient été respectées, confirmant que le gouvernement avait effectivement informé les institutions législatives.
« Le président de la République négocie et ratifie les traités des accords internationaux. Ensuite, le gouvernement doit informer le Parlement. Et je pense qu’il y a eu des mécanismes en place via le gouvernement de la République démocratique du Congo lorsque le président est engagé en tant que membre de la Nation, le gouvernement a suivi ce mécanisme afin d’informer le Parlement. Il a tenu plusieurs fois des réunions avec les membres du gouvernement », a déclaré le ministre, soulignant le respect des protocoles constitutionnels.
Il a toutefois reconnu que cette information n’avait pas été communiquée de manière formelle. « Je pense que le Parlement a suivi cela », a-t-il ajouté, précisant que des échanges informels avaient eu lieu entre le gouvernement et les représentants du pouvoir législatif à ce sujet. Il a invité les journalistes souhaitant plus de précisions à s’adresser directement au président de l’Assemblée nationale, Boji Sangara, présent lui aussi à Washington, qui pourra confirmer que les institutions concernées avaient été mises au courant et que la question avait été discutée préalablement.
Parallèlement, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo se trouve déjà à Washington pour participer à la signature officielle de l’accord de paix avec le président rwandais Paul Kagame. Une rencontre tripartite est également prévue ce jeudi avec le président américain Donald Trump, qui supervisera la cérémonie officielle. Cette clarification intervient alors que l’opinion publique et la presse suivent de près ce processus historique, qui marque une étape majeure pour la consolidation de la paix et de la coopération régionale en Afrique centrale.
CB
