La République démocratique du Congo a officiellement rejoint le Conseil de sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent pour le mandat 2026-2027, avec l’ambition de jouer un rôle actif dans les débats internationaux sur la paix et la sécurité. Pour les autorités congolaises, cette nouvelle présence au sein de l’organe onusien le plus stratégique ne se limite pas à une reconnaissance diplomatique, mais traduit une volonté claire de contribuer aux décisions majeures qui engagent la stabilité mondiale.
Lors de la cérémonie d’installation tenue ce vendredi 2 janvier à New York, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a rappelé que la RDC siégeait pour la troisième fois au Conseil de sécurité. Elle a insisté sur la continuité de l’engagement du pays en faveur du multilatéralisme, affirmant que Kinshasa souhaite porter une voix façonnée par une longue expérience des crises, des efforts de stabilisation et des processus de reconstruction post-conflit.
Forte de son statut de pays hôte, depuis plus de deux décennies, de l’une des plus importantes missions de maintien de la paix des Nations unies, la RDC entend également enrichir les réflexions sur l’avenir de ces opérations. Les autorités congolaises estiment que cette expérience de terrain constitue un atout pour proposer des approches plus adaptées aux réalités des pays en situation de fragilité sécuritaire.
Au-delà des enjeux strictement militaires, Kinshasa souhaite élargir le champ des discussions aux racines profondes des conflits.
La RDC entend ainsi plaider pour une approche intégrée, prenant en compte la gouvernance, la gestion des ressources naturelles, la justice transitionnelle ainsi que des programmes durables de désarmement et de réintégration. À travers ce mandat, le pays affirme vouloir assumer une responsabilité partagée, au service de l’Afrique et de la paix à l’échelle mondiale.
CB
