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Sondage échos d’opinion

Le Top 10 des meilleurs mandataires qui ont matérialisé la vision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi par une bonne gestion des entreprises publiques

L’évaluation de la gouvernance au sein des entreprises et établissements publics constitue, dans le contexte socio-économique actuel de la République démocratique du Congo, un baromètre essentiel pour mesurer l’efficacité des réformes institutionnelles et l’impact réel des politiques publiques sur le quotidien des populations. 

Fidèle à sa mission d’éclairage des dynamiques sociopolitiques et soucieux de promouvoir une culture de redevabilité, notre institut a mené une enquête d’opinion afin d’analyser la perception qu’a la population de la gestion administrative et financière des mandataires de l’État. Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, qui n’a de cesse de rappeler l’impérieuse nécessité pour les gestionnaires des deniers publics d’imprimer une dynamique managériale axée sur les résultats, l’orthodoxie financière et la primauté de l’intérêt général. Alors que les exigences de transparence et de modernisation de l’appareil d’État figurent au cœur des priorités nationales, l’exercice de la haute fonction publique ne peut plus se concevoir en marge des aspirations légitimes du peuple congolais qui aspire à un mieux-être et à une gestion irréprochable des ressources collectives. 

Les données recueillies auprès d’un échantillon représentatif de la population mettent en lumière une radiographie sans complaisance des efforts d’efficience déployés au sein du portefeuille de l’État, tout en récompensant l’exemplarité de ceux qui ont su transformer les défis structurels en opportunités de relance et de viabilité pour leurs entités respectives. 

Ce travail d’investigation sociologique a permis de distinguer dix mandataires publics s’étant particulièrement illustrés par leur sens de l’État et leur probité. L’objectif poursuivi à travers ce sondage n’est pas seulement de valoriser des trajectoires individuelles remarquables, mais surtout d’offrir des repères d’émulation positive à l’ensemble de la classe dirigeante du pays, contribuant ainsi à l’enracinement progressif d’une gouvernance publique moderne, performante, transparente et résolument tournée vers le développement et le bien-être collectif.

Louis Blaise Londole, RVA: 76%

Alors que la Régie des voies aériennes  traverse une période cruciale de transition et de réorganisation, le Directeur général, Louis Blaise Londole a mis en lumière un ensemble de transformations structurelles et managériales qui, selon lui, traduisent un renouveau profond au sein de cette institution stratégique pour l’aviation civile en RDC. Dans un contexte de fortes attentes de modernisation, d’efficacité administrative, de stabilisation interne, le leadership de Londole se distingue par une orientation plus humaine, plus pragmatique et résolument tournée vers la performance collective.

A cet effet, le DG  a imprimé une dynamique différente fondée sur l’inclusion et le dialogue en impliquant davantage les cadres et responsables intermédiaires dans le processus décisionnel.

Ce style de gouvernance a aussi entraîné un changement perceptible dans la manière dont les équipes collaborent : les échanges sont plus fluides, les décisions mieux comprises et les initiatives mieux accueillies. A ce jour, la RVA constitue un pilier essentiel pour garantir la productivité et sa bonne marche. 

Grâce à une gestion plus réactive, Londole a réussi à réduire les lenteurs administratives, à clarifier les responsabilités et à instaurer une cadence de travail plus adaptée aux exigences du secteur aéronautique. Louis Blaise Londole apparaît comme un gestionnaire capable de concilier apaisement social, relance administrative et adaptation aux défis contemporains. 

Martin Lukusa, ONATRA : 73%

Quatre ans après sa nomination à la tête de l’Office national des transports (ONATRA), Martin Lukusa Panu dresse un bilan présenté comme encourageant par plusieurs agents de l’entreprise publique. Voici quelques actions menées : 

  1. Portuaire et maritime : 
  • Port de Matadi modernisé, installation de 2 grues mobiles neuves de 80 tonnes, premières acquisitions depuis 1948, pour améliorer la productivité et réduire les délais d’escale ;
  • Réhabilitation des quais 1 et 2 sur fonds propres de l’ONATRA ;
  • Bétonnage des arrières-quais et du terminal ;
  • Construction d’un parc moderne à conteneurs et à bois pour désengorger les espaces ;
  • Dotation de moteurs diesels neufs pour la motorisation des auto-grues ;
  • Fin du détournement des navires vers les ports privés et reprise de l’accostage de tous tonnages ; 
  • Transport ferroviaire : Relance du train Kinshasa–Matadi: le trafic a repris, reconnectant la capitale au port stratégique. Des trains circulent à nouveau malgré des incidents ponctuels vite maîtrisés ;
  • Travaux d’infrastructures: relance de la voie Limeté-Aéro
  • Équipement: installation de panneaux solaires à la gare ferroviaire de Matadi
  • Transport fluvial : Réhabilitation d’environ 20 bateaux pour la reprise du trafic sur le fleuve Congo ;
  • Reprise des lignes fluviales après 10 ans d’arrêt: Kinshasa, Mbandaka, Kisangani, Kasaï et Sankuru ;
  • Projet de 10 taxis fluviaux pour les navettes Kinshasa-Brazzaville et centre-ville ↔ Maluku. 
  • Acquisition de canots rapides pour améliorer la mobilité fluviale ;
  • Relance des chantiers navals de N’Dolo à Kinshasa, Boma et Boyera à Mbandaka. 
  • Social et gestion du personnel, stabilité sociale rétablie: style de management ferme mais ouvert au dialogue
  • Plus de 1000 travailleurs mis à la retraite depuis 2013 avec indemnités de sortie ;
  • Majorations substantielles des salaires pour toutes les catégories

Selon eux, la gestion actuelle a contribué à redynamiser une institution longtemps confrontée à des difficultés structurelles. Des efforts ont été engagés pour relancer certaines activités et remettre en service des infrastructures stratégiques du réseau de transport national.

Victor Tumba Tshikela, OVD : 70%

Sous la conduite de Victor Tumba Tshikela, l’Office des voiries et drainage a lancé divers chantiers de réhabilitation des routes et de systèmes de drainage à Kinshasa et en province. Son bilan est marqué par des avancées sur le terrain.

  • Lancement et suivi des programmes de modernisation des chaussées et de la boucle de l’Hôtel de ville (programme « zéro trou »), ainsi que des actions de curage et d’aménagement de collecteurs pour contrer les inondations. 
  • Ouverture de chantiers dans l’arrière-pays, inauguration de sièges provinciaux et travaux d’infrastructures routières (comme à Kenge ou Kalemie). 
  • Mise en avant d’une traçabilité des fonds alloués aux programmes d’urgence sous la supervision de l’Inspection générale des Finances.

David Tshilumba Mutombo, REGIDESO: 65%

Le bilan des actions menées par le Directeur général montre une hausse du taux de desserte en eau potable en RDC, passée de moins de 30% à près de 36%, ainsi que des progrès dans la gestion financière et la digitalisation. 

  • Ajout de plus de 110 000 mètres cubes d’eau par jour à Kinshasa, au profit de millions de personnes.
  • Projets de réhabilitation d’usines anciennes (comme Lukunga) et de nouvelles productions (usine d’eau en bouteille).
  • Travaux et extensions menés dans plusieurs provinces du pays (Grand Kasaï, Kisangani, etc.). 
  • Hausse du budget de l’entreprise de 168 millions à 277 millions de dollars américains.
  • Réduction importante du coût des produits chimiques de traitement de l’eau.
  • Révélation d’arriérés importants de factures non payées par l’État congolais, estimés à près de 598 millions USD, lors d’une audition parlementaire en 2025.
  • Hausse des salaires des agents de la REGIDESO de 37% et acquisition de nouveaux véhicules de service.
  • Digitalisation des processus de gestion (ressources humaines, finances) et mise en place de systèmes de paiement en ligne des factures.

Baraka Kabemba, Gécamines: 60%

Le Directeur général de la Générale des Carrières et des Mines entrevoit de repositionner son entreprise parmi les leaders du continent. Cette ambition a été dévoilée à l’occasion d’un panel consacré aux 120 ans de la Générale des Carrières et des Mines organisé en marge de la DRC Mining Week 2026. « Notre véritable défi est de concilier notre mission d’entreprise publique avec les exigences de performance économique et opérationnelle», a déclaré le DG Baraka Kabemba. Le plus jeune Directeur général qu’ait connu l’entreprise a rappelé le rôle central de la société dans le développement de notre pays, allant jusqu’à confondre les deux trajectoires.

«Quand on parle de la Gécamines, c’est une entreprise qui est le cœur, voire le pouls de la République démocratique du Congo. Son histoire industrielle et économique a toujours évolué de pair avec celle du pays. Plusieurs infrastructures majeures, dont certains barrages aujourd’hui exploités par la SNEL, ont été érigées grâce à elle. Le parcours de la Gécamines reflète véritablement l’histoire économique du pays. Je dis toujours : RDC égale Gécamines. Nous ne sommes pas en retard, nous sommes simplement en attente d’accélération», a ajouté le DG Baraka Kabemba.

Pour Baraka Kabemba, trois facteurs expliquent la résilience de la société après 120 ans d’existence. Il s’agit d’une forte culture d’entreprise, de la valeur stratégique de ses gisements et de sa capacité d’adaptation face aux crises.

Hervé Claude Ntumba Batukonke, FPI: 55%

Le Directeur général se distingue par son  bilan axé sur l’orthodoxie financière, le recouvrement des créances et le renforcement des partenariats stratégiques pour l’industrialisation. 

  • Instauration d’une gestion de proximité et de discipline professionnelle au sein des directions provinciales (comme dans le Haut-Katanga).
  • Adoption d’indicateurs de performance clairs et d’un programme de réformes internes axé sur la redevabilité. 
  • Recensement et plan rigoureux pour recouvrer environ 300 millions de dollars de créances en souffrance avec l’appui du gouvernement.
  • Visites et inspections de terrain réalisées pour vérifier l’affectation réelle des crédits octroyés aux entreprises.
  • Renforcement de la position du FPI dans les Zones Économiques Spéciales (ZES), notamment à Kin Malebo.

Popol Popol Mabolia Yenga, Cadastre Minier: 51%

Le bilan des actions du Directeur général du Cadastre Minier se caractérise par une forte augmentation des recettes versées au Trésor public (portées à 32,4 millions USD), la lutte contre la spéculation par l’augmentation des frais par carré minier, et la gestion rigoureuse des titres miniers. 

L’on note également le Relèvement des frais d’octroi et de renouvellement pour décourager la rétention stérile des carrés miniers ; la publication régulière des données et statistiques institutionnelles ; la délivrance et gestion de milliers de droits miniers et de carrières sur l’ensemble du territoire national ; l’assainissement progressif du fichier des droits miniers pour stimuler de véritables investissements productifs, etc.

Bernard Kabese Musangu, DGDA, 50%

Sous la direction de Bernard Kabese Musangu , la Direction générale des Douanes et Accises se distingue par une augmentation notable de la maximisation des recettes publiques, de l’institution de contrats de performance, de la modernisation des infrastructures provinciales et du renforcement des capacités du personnel. L’on note le dépassement régulier des assignations budgétaires fixées par le gouvernement, à l’instar des photos de réalisation enregistrées (ex. 116,78 % atteint pour certains mois clés ; l’Audition en mai 2026 par la Commission ECOFIN du Sénat pour rendre compte de la bonne mobilisation des recettes de l’État ; la signature de contrats de performance individualisés pour les directeurs afin d’augmenter la responsabilité et le rendement ; l’inauguration de nouveaux bâtiments administratifs modernes pour optimiser les conditions de travail dans les provinces stratégiques (comme au Lualaba en juin 2026).

Barnabé Muakadi Muamba, DGI: 45%

Sous la direction de Barnabé Muakadi, la DGI a enregistré des résultats remarquables en matière de mobilisation des recettes publiques. Entre 2020 et 2025, les recettes fiscales sont passées de 3.655 milliards de francs congolais à plus de 16.532 milliards de francs congolais, soit une progression significative qui témoigne des efforts entrepris pour moderniser le système fiscal national.

Cette évolution est notamment attribuée à plusieurs réformes structurantes, parmi lesquelles l’introduction d’outils numériques de gestion, l’extension de la télédéclaration, la mise en œuvre de la facture normalisée et le renforcement des capacités des agents fiscaux. Ces initiatives ont permis d’améliorer le recouvrement des recettes tout en renforçant la transparence et l’efficacité de l’administration.

Etienne Utshudi Lutula, DGRAD: 37%

Le DG Étienne Utshudi Lutula se caractérise par une hausse sensible des recettes non fiscales. L’administration a enregistré des dépassements d’assignations budgétaires, l’optimisation des contrôles et une lutte accrue contre les antivaleurs financières en République démocratique du Congo. Il y a lieu de signaler aussi l’enregistrement régulier de taux d’exécution supérieurs aux prévisions du gouvernement, notamment avec des performances record notées dès les premiers mois et confirmées par la suite (plus de 552 milliards de CDF mobilisés pour des assignations de 512 milliards de CDF lors de bilans périodiques) ; l’atteinte de taux d’exécution dépassant 113% des prévisions mensuelles au cours de plusieurs exercices de mobilisation ; la mise en place de mesures strictes pour contrer la fraude, le coulage des recettes et les actes de corruption au sein de l’administration ; la descente sur le terrain dans les provinces (comme dans le Grand Katanga) pour vulgariser les nouvelles mesures et optimiser la collecte des taxes administratives, judiciaires et domaniales ; la volonté affichée de moderniser les méthodes de travail pour faire de la régie financière un modèle de bonne gouvernance. 

Conclusion

Ce sondage mettant en lumière dix mandataires publics exemplaires démontre qu’une gouvernance axée sur la vision, l’innovation et la rigueur permet d’obtenir des résultats probants malgré un contexte socioéconomique difficile. Ces dirigeants prouvent que la volonté managériale et l’engagement, plutôt que la conjoncture, déterminent la réussite, offrant ainsi un modèle d’espoir et d’efficacité pour l’ensemble de l’appareil étatique.

Sondage échos d’opinion

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