Les tensions autour de l’ancien président Joseph Kabila prennent une nouvelle tournure après les déclarations d’Augustin Kabuya.
Le secrétaire général de l’UDPS estime que l’engagement public de l’ancien chef de l’État dans la rébellion pourrait le conduire à connaître un sort similaire à celui de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais, mort en 2002. Des propos particulièrement virulents qui illustrent la radicalisation du discours politique autour de la rébellion de l’ancien président congolais.
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a tenu des propos particulièrement durs à l’égard de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, au sujet de son implication directe dans la rébellion.
Réagissant à la situation sécuritaire et politique liée à la rébellion associée à l’ancien chef de l’État, Augustin Kabuya a estimé que Joseph Kabila s’exposait lui-même aux conséquences de ses choix.
« Ils ne vont rien faire. Kabila lui-même avait dit qu’il mourrait d’une balle dans la tête. En s’affichant publiquement de la rébellion, il a lui-même choisi le chemin de sa propre mort, qu’il a lui-même prédestinée », a déclaré le secrétaire général de l’UDPS.
Pour appuyer son argumentaire, Augustin Kabuya a évoqué l’exemple de l’Angola, en établissant un parallèle entre l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos et Jonas Savimbi, le chef historique de l’UNITA, mouvement rebelle angolais.
« En Angola, Eduardo dos Santos était civil, Savimbi militaire. Vous connaissez la suite. Ce dernier est mort comme un chien », a-t-il affirmé.
Par cette comparaison, Augustin Kabuya semble vouloir mettre en garde Joseph Kabila contre les conséquences qu’il associe à son rapprochement avec la rébellion.
Ses déclarations, marquées par un ton particulièrement offensif, interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo.
Ces propos restent ceux d’Augustin Kabuya et traduisent sa lecture de la situation politique. Le parallèle avec l’histoire angolaise souligne la virulence des échanges autour de Joseph Kabila et de la rébellion qui lui est associée.
Monga Narcisse
