La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présenté, jeudi 29 octobre 2026, devant les députés nationaux, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, chiffré à 56 390 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars américains. Axé notamment sur la sécurité, la création d’emplois, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie de la population, ce budget s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement 2024-2028.




L’Assemblée nationale a entamé, jeudi 29 octobre 2026, l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Présenté par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ce projet budgétaire est équilibré en recettes et en dépenses à hauteur de 56 390 milliards de francs congolais, équivalant à 24,8 milliards de dollars américains.
La séance plénière s’est déroulée sous la direction du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, assisté des membres du Bureau, notamment les vice-présidents Jean-Claude Tshilumbayi Musau et Christophe Mboso Nkodia Mpwanga, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, la rapporteure adjointe Clotilde Mutita, la questeure Chimène Polipoli ainsi que la questeure adjointe Grâce Neema Paniwe.
Prenant la parole devant la représentation nationale, la cheffe du gouvernement a souligné l’importance de cette étape dans le dialogue institutionnel entre l’Exécutif et le Parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales qui encadrent la gestion des finances publiques.
Le projet de budget 2027 s’inscrit dans la matérialisation du Programme d’actions du gouvernement 2024-2028, articulé autour de six piliers prioritaires. Parmi les principaux axes figurent la création d’emplois, la protection du pouvoir d’achat, la défense du territoire national et la sécurisation des populations, ainsi que l’aménagement du territoire et le développement des infrastructures.
Le gouvernement entend également renforcer l’accès de la population aux services sociaux de base, notamment l’éducation, la santé, l’eau potable et l’électricité. À ces priorités s’ajoutent l’amélioration de la gouvernance, l’efficacité des services publics, le renforcement de la gestion des finances publiques, la protection de l’environnement et la lutte contre les effets du changement climatique.
Ces orientations prennent en compte les réalités auxquelles le pays demeure confronté, notamment la persistance de l’insécurité dans sa partie orientale, les besoins humanitaires croissants et les nombreux défis économiques et sociaux.
À travers cette programmation budgétaire, l’Exécutif ambitionne par ailleurs d’accroître la mobilisation des recettes publiques et d’améliorer la gestion des ressources de l’État.
L’objectif est de garantir un meilleur financement des politiques publiques et des investissements indispensables à la transformation du pays.
Pour Judith Suminwa Tuluka, le budget de l’État ne doit pas être considéré comme un simple exercice comptable, mais plutôt comme un véritable instrument d’action publique, appelé à répondre aux attentes des Congolais et à soutenir le développement national.
La Première ministre a ainsi invité les députés nationaux à examiner le projet de loi de finances avec responsabilité et à accompagner les efforts du gouvernement dans la consolidation de la souveraineté nationale, le renforcement de la sécurité et la promotion du développement économique et social.
Après les interventions des représentants des groupes parlementaires et des députés non inscrits, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a suspendu la séance.
Les débats doivent reprendre ce vendredi 30 octobre 2026, pour la poursuite de l’examen de ce projet de loi de finances.
Jeff Saile
