Les terroristes du M23 ont instauré, depuis quelques temps, une taxe de 10 USD par carré de champ (20/30 mètres) pour tous les agriculteurs dans les zones sous eur occupation. Ils délivrent même une quittance à la suite de ce paiement
La situation concerne aussi les commerçants et entreprises notamment les usines de fabrication de boissons.
Ces dernières sont sommées de payer des montants allant jusqu’à 250 USD ou plus, selon leur catégorie alerte la société civile
Travaux forcés
Des travaux forcés communautaires sont toujours d’application et toute la population s’y conforme, ajoutent les sources locales.
Sur l’axe Nyamilima- Ishasha, les terroristes du M23 occupent déjà plusieurs localités jusqu’à 12km de Nyamilima.
C’est notamment Ngwenda, Kiseguro, Katwiguru et Kisharo. Des sources dans le milieu, contactées par Radio Okapi, affirment que ces pseudos rebelles dictent la loi de la Jungle.
A Kiwanja, des sources concordantes indiquent que les éléments du M-23 ont bouclé dimanche 04
très tôt matin le quartier Mabungo. Ces derniers ont incendié le Barza de la communauté Nande, appelé Kihanda, avant d’interpeller plusieurs personnes dont un notable de cette communauté.
Ces sources dans la région précisent que ce Barza était considéré par les terroristes comme un lieu de réunion des Maï-Maï. Situation qui accroît des inquiétudes au sein de la population à Kiwanja.
Activités économiques paralysées
Les activités sociales et économiques sont paralysées dans toutes les zones occupées, car la population n’arrive pas à s’approvisionner.
Elle subit également d’autres mesures contraignantes.
Les sources de la société civile indiquent aussi que les terroristes seraient en train de renforcer toutes les positions qu’ils occupent dans le Rutshuru.
Calme apparent
Néanmoins, le calme règne sur toutes les lignes de front notamment dans le Bwito, vers Kibumba tout comme sur l’axe Nyamilima plus au nord du territoire de Rutshuru.
Cependant, plusieurs sources rapportent que la population subit dans les zones occupée.des exactions et impositions tels des esclaves.
Heritier RAMAZANI
