Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, hausse le ton face aux accusations de suppression d’emplois au sein de la RASCOM. S’appuyant sur les résultats de contrôles administratifs, il affirme avoir découvert de nombreux agents fictifs rémunérés par le Trésor public et leur accorde sept jours pour produire leurs actes de nomination.

Le ministère des Postes et Télécommunications a annoncé le lancement d’une opération d’assainissement des effectifs de l’Organisation régionale africaine de communication par satellite (RASCOM), à la suite de la découvert de plusieurs irrégularités administratives.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministre José Mpanda Kabangu indique avoir pris connaissance, par correspondance, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des accusations portées contre lui par des personnes se présentant comme des agents de la RASCOM et l’accusant d’avoir supprimé leurs emplois.
Le ministre rejette ces accusations et affirme que les contrôles administratifs menés par son Cabinet et le Secrétariat général ont plutôt mis en évidence l’existence de nombreux agents ne disposant d’aucun acte de nomination régulier.
Selon le communiqué, certains de ces présumés agents résideraient même hors de la République démocratique du Congo tout en continuant à percevoir des rémunérations du Trésor public sans exercer effectivement leurs fonctions.
Pour mettre un terme à cette situation, José Mpanda Kabangu invite toute personne se prévalant de la qualité d’agent de la RASCOM à présenter son acte officiel de nomination auprès de la coordination de cette structure.
Un délai de sept jours, à compter du 10 juillet 2026, est accordé aux intéressés pour régulariser leur situation administrative. Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée du ministère de renforcer la transparence dans la gestion des établissements publics et de mettre fin au phénomène des agents fictifs qui pèse sur les finances de l’État.
À travers cette mesure, le ministère entend poursuivre l’assainissement de la fonction publique relevant de son secteur et garantir que seuls les agents régulièrement recrutés continuent de bénéficier des avantages liés à leur statut.
JS
