Face aux rumeurs de sanctions internationales, le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, affiche sa sérénité.
Devant les cadres et militantes de son parti, il a réaffirmé que l’UDPS participera au dialogue national avec un cahier des charges incluant la réforme de la Constitution, qu’il considère comme une priorité pour parvenir à un consensus national.
Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a rejeté vendredi à Kinshasa les menaces de sanctions internationales relayées sur les réseaux sociaux, affirmant qu’elles ne modifieront en rien sa ligne politique. Il en a profité pour confirmer que son parti prendra part au dialogue national avec, parmi ses principales revendications, la réforme de la Constitution.
S’exprimant devant la Ligue des femmes et les présidents des cellules de l’UDPS, Augustin Kabuya a qualifié ces annonces de simples tentatives d’intimidation destinées à faire pression sur les dirigeants du parti présidentiel.
« J’ai vu sur les réseaux sociaux les gens écrire, disant que d’ici le 30 octobre, Kabuya sera sanctionné. Ça va changer quoi ? (…) Tout ça, on fait juste pour nous faire peur, nous n’allons pas reculer », a-t-il déclaré.
Le dirigeant de l’UDPS a également estimé que ces menaces susciteraient davantage d’inquiétudes chez certains membres de l’Union sacrée que dans les rangs de son parti, assurant que l’UDPS poursuivra ses activités politiques quelles que soient les pressions.
Abordant le dialogue national annoncé par le président de la République, Augustin Kabuya a indiqué que l’UDPS y participera avec un cahier des charges précis. Il a notamment insisté sur la nécessité d’inscrire la question de la réforme de la Constitution au cœur des discussions.
« Au dialogue, nous irons avec notre cahier des charges avec la question du changement parce qu’il faut que le consensus se dégage », a-t-il affirmé.
Par cette déclaration, l’UDPS réaffirme sa volonté de défendre une réforme constitutionnelle dans le cadre du dialogue national, tout en présentant cette concertation comme une opportunité de dégager un consensus sur les grandes questions institutionnelles du pays, malgré les critiques et les pressions qu’elle dit subir.
Jeff Saile
