« La souveraineté de la RDC n’est pas négociable » : le député Paul Babangu met en garde contre toute confusion entre dialogue national et négociations avec les forces accusées d’agression contre le pays. Alors que des voix de l’opposition réclament l’inclusion des agresseurs de la République démocratique du Congo dans le dialogue national, cette position soulève, selon lui, une question essentielle : peut-on bâtir la cohésion nationale en plaçant sur un même pied les forces vives congolaises et ceux considérés comme responsables de l’agression du territoire national ?
Pour Paul Babangu, député national et Président du conseil d’administration de la CNSS, la réponse passe par une architecture de concertation distincte, articulée autour de quatre cadres : Washington pour le volet diplomatique avec le Rwanda, Doha pour le dossier sécuritaire régional et le M23, Nairobi pour la pacification interne, et le dialogue inter-congolais pour la cohésion nationale. Une démarche qui vise à éviter l’amalgame, à préserver la dignité de la Nation et à donner à chaque crise son cadre de résolution.
Ci-dessous, son interpellation.
La position de l’opposition exigeant d’inclure à la table du dialogue national les agresseurs de la République Démocratique du Congo suscite une profonde inquiétude. Pour tout citoyen souverainiste, le respect de notre souveraineté et de l’intégrité territoriale dépasse les clivages partisans. Cette démarche soulève une interrogation fondamentale : cette opposition défend-elle réellement les intérêts du peuple congolais ? S’asseoir à la même table que les bourreaux de la Nation constitue une ligne rouge infranchissable.
Face à la complexité de cette crise, le Président de la République et Garant de la Nation, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fait preuve de pragmatisme en établissant une architecture de concertation claire, structurée en quatre niveaux distincts.
Niveau diplomatique (Washington) : Ce cadre traite directement du conflit avec le Rwanda. Les acteurs politiques qui soutiennent les arguments ou les intérêts de Kigali doivent inscrire leurs démarches dans cet espace international.
Niveau sécuritaire régional (Doha) : Il est dédié aux négociations avec le M23, supplétif du Rwanda. Les mouvements ou responsables politiques qui conditionnent le dialogue à la présence du M23 trouvent ici l’enceinte appropriée.
Niveau de pacification interne (Processus de Nairobi) : Ce cadre s’adresse aux groupes armés infranationaux. Il offre une voie de sortie aux citoyens congolais ayant pris les armes ou participé à des mouvements insurrectionnels localisés.
Niveau de cohésion nationale (Dialogue inter-congolais) : Réservé exclusivement aux forces vives de la Nation, ce forum vise à analyser les causes profondes de l’insécurité et à bâtir une paix durable. C’est ici que doivent se réunir les Congolais soucieux de l’avenir de leur pays.
Cette feuille de route démontre une volonté claire de restaurer la paix en évitant toute confusion des rôles. En offrant à chaque acteur — partisans du dialogue institutionnel comme groupes armés — un espace dédié, l’État préserve la dignité nationale tout en poursuivant une résolution méthodique de la crise.
