Alors que Joseph Kabila est régulièrement au centre des débats sur la démocratie, les droits de l’homme et la gouvernance en République démocratique du Congo, Augustin Kabuya lui oppose le bilan de ses 18 années au pouvoir. Le secrétaire général de l’UDPS évoque notamment les fosses communes de Maluku, les assassinats de plusieurs figures emblématiques, dont Floribert Chebeya et Rossy Mukendi, ainsi que des dossiers controversés de gestion des finances publiques, notamment Bukanga-Lonzo. Il remet également en question les intérêts miniers attribués à la famille de l’ancien président, estimant que ce dernier ne saurait être présenté comme un modèle en matière de gouvernance et de respect des droits humains.
En République démocratique du Congo, le débat sur la démocratie, les droits de l’homme et la bonne gouvernance continue d’alimenter les confrontations entre acteurs politiques. Dans ce contexte, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), s’en prend au bilan des 18 années de pouvoir de l’ancien président Joseph Kabila.
Pour le responsable du parti présidentiel, les critiques formulées contre le régime de Félix-Antoine Tshisekedi ne devraient pas faire oublier les controverses qui ont marqué les années de gouvernance de son prédécesseur.
Augustin Kabuya évoque notamment le dossier des fosses communes de Maluku, ainsi que plusieurs affaires emblématiques liées aux droits de l’homme, dont celles de Floribert Chebeya, d’Armand Tungulu, de Thérèse Kapangala et de Rossy Mukendi.
Ces affaires, qui ont marqué la mémoire collective congolaise, restent associées à des interrogations sur les responsabilités, les circonstances des décès et la nécessité d’établir toutes les vérités judiciaires.
Sur le terrain de la gouvernance économique, le secrétaire général de l’UDPS remet également en avant plusieurs dossiers controversés, notamment le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, les sommes évoquées dans des affaires liées à la Société nationale d’électricité (SNEL) et les fonds destinés à la construction des écoles.
Il met aussi en cause les intérêts miniers qu’il attribue à la famille de l’ancien président, particulièrement dans l’ancien Katanga, estimant que la gestion des ressources naturelles sous Joseph Kabila mérite d’être examinée à l’aune des exigences de transparence et de redevabilité.
À travers cette sortie, Augustin Kabuya entend ainsi opposer aux critiques adressées au pouvoir actuel les controverses qui ont marqué les années Kabila. Son argument central est clair : Joseph Kabila ne peut être érigé en modèle en matière de démocratie, de droits de l’homme et de bonne gouvernance sans que son propre bilan soit également soumis à un examen critique.
Cette confrontation entre les deux camps illustre la persistance des tensions politiques en RDC, où la mémoire des années précédentes demeure un enjeu majeur dans les débats sur la gouvernance du pays.
Antoine Botshili
