En marge de la Semaine du climat, ouverte le lundi 26 octobre 2026 au Centre culturel et artistique de l’Afrique centrale, à Kinshasa, le directeur général de l’Office congolais de l’eau (OCE), Emmanuel-Tsadok N. Mihaha, a présenté les missions, les attributions et les perspectives de cet établissement public. À cette occasion, il a mis en lumière l’importance stratégique de la gestion des ressources hydriques pour la République démocratique du Congo, tout en soulignant la nécessité d’anticiper les risques liés à la rareté de l’eau.
Prenant la parole devant les participants à ces assises qui se clôturent ce vendredi, le directeur général de l’OCE a d’abord salué le message du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a placé la question de l’eau au cœur des enjeux stratégiques du pays, notamment dans le cadre de la diplomatie de l’eau.
Pour Emmanuel-Tsadok N. Mihaha, si la RDC dispose d’importantes ressources hydriques, cette abondance ne doit pas occulter la nécessité de mettre en place des mécanismes permettant d’anticiper les éventuelles pénuries et d’assurer une gestion rationnelle et durable de cette richesse naturelle.
C’est dans cette perspective qu’a été créé l’Office congolais de l’eau, par ordonnance présidentielle n° 13/026 du 31 décembre 2025. Cet établissement public à caractère scientifique et technique est placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Une institution au cœur de la gestion des ressources hydriques
Présentant les principales missions de l’OCE, son directeur général a expliqué que cet établissement est appelé à jouer un rôle central dans la gestion, la protection et la valorisation des ressources en eau de la RDC.
Ses attributions couvrent notamment la gestion des ressources hydriques, la surveillance de la qualité de l’eau, l’hydrométrie, l’hydrologie ainsi que le contrôle à travers la mise en place de la police de l’eau.
L’Office aura également pour mission de renforcer la connaissance du potentiel hydrique national, notamment à travers la collecte et la diffusion des informations relatives aux ressources en eau et aux richesses qu’elles renferment.
Emmanuel-Tsadok N. Mihaha a, par ailleurs, insisté sur l’approche de gestion par bassin, considérée comme un levier essentiel pour une meilleure planification et une exploitation rationnelle des ressources hydriques.
L’eau, un levier de développement économique
Au-delà de la gestion et de la protection des ressources, l’OCE entend accompagner les provinces dans l’aménagement hydraulique, notamment à travers les barrages, les canalisations et les infrastructures nécessaires à une meilleure exploitation de l’eau.
Cette démarche prévoit également un accompagnement des provinces dans plusieurs secteurs, notamment la navigation, l’irrigation, l’accès à l’eau potable et l’aquaculture.
Pour le directeur général de l’OCE, ces différentes interventions doivent permettre de faire de l’eau un véritable moteur de développement économique et social, au bénéfice des populations congolaises.
Il a enfin rappelé la dimension économique de cette ressource, soulignant que l’eau possède une valeur qui doit être prise en compte dans l’ensemble de ses usages.
À travers cette présentation, Emmanuel-Tsadok N. Mihaha a ainsi mis en évidence le rôle stratégique de l’Office congolais de l’eau dans la politique nationale de gestion des ressources hydriques, à l’heure où la RDC entend mieux valoriser son immense potentiel en eau et en faire un véritable atout de développement.
Basile Mangebe
