Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, annonce une nouvelle avancée dans les négociations entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international. Un accord au niveau des services a été conclu sur les quatrième et troisième revues de deux programmes économiques. Sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration du FMI, prévue à la mi-décembre 2026, la RDC pourrait bénéficier d’un décaissement global d’environ 771 millions de dollars américains, dont près de 240 millions destinés au financement du plan de riposte contre Ebola.
La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa coopération financière avec le Fonds monétaire international (FMI).
Cette avancée porte notamment la marque du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui a annoncé la conclusion d’un accord préliminaire entre les services de l’institution de Bretton Woods et le gouvernement congolais, à l’issue de l’évaluation de deux programmes économiques.
Il s’agit de la quatrième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la troisième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cet accord au niveau des services constitue une étape importante vers la mobilisation de nouveaux financements en faveur de l’économie congolaise.
Le dossier sera soumis à l’examen du Conseil d’administration du FMI à la mi-décembre 2026.
En cas de validation, cette étape ouvrira la voie à un décaissement d’environ 771 millions de dollars américains au profit de la RDC. Sur cette enveloppe, près de 240 millions de dollars seront affectés au financement du plan de riposte contre Ebola pour la phase 2026.
Des indicateurs économiques encourageants
Au-delà de cette perspective financière, les performances macroéconomiques du pays constituent également un signal positif. Le FMI table sur une croissance économique supérieure à 5 % en 2026, avec des perspectives similaires à moyen terme.
L’institution relève par ailleurs que le déficit budgétaire intérieur enregistré à fin juin 2026 est resté en dessous du plafond fixé dans le cadre du programme. Une performance qui témoigne, selon les indicateurs présentés, des efforts déployés par les autorités congolaises pour maintenir la discipline budgétaire.
Ces avancées interviennent néanmoins dans un environnement marqué par plusieurs défis, notamment l’insécurité persistante dans certaines régions du pays, les urgences sanitaires et les incertitudes de la conjoncture économique internationale.
Doudou Fwamba mise sur les réformes pour consolider la confiance
Pour Doudou Fwamba Likunde, ces résultats s’inscrivent dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi, avec pour objectif de préserver la stabilité macroéconomique et de renforcer la crédibilité financière de la RDC auprès de ses partenaires internationaux.
Le ministre des Finances associe également ces progrès à deux avancées majeures : l’entrée de la RDC sur les marchés internationaux de capitaux et son retrait de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
Pour les autorités congolaises, l’enjeu consiste désormais à transformer ces acquis macroéconomiques en retombées concrètes pour la population. Il s’agit notamment de stimuler les investissements productifs, de favoriser la création d’emplois et d’améliorer progressivement le pouvoir d’achat des Congolais.
En attendant le passage du dossier devant le Conseil d’administration du FMI, le gouvernement est appelé à maintenir le cap des réformes et à respecter les engagements souscrits dans le cadre des programmes économiques.
Une nouvelle étape qui, si elle est validée en décembre, viendrait conforter la stratégie économique défendue par Doudou Fwamba et renforcer les marges de manœuvre financières de la RDC.
Jeff Saile
