Atou Matubuana présent au congrès, symbole de soutien au Chef de l’Etat
Est-ce un signe annonciateur du grand retour de ce commis de l’Etat ?
On le croyait en dehors du pays, en fuite, loin s’en faut. Le gouverneur de la province du Kongo central, Atou Matubwana est bel et bien en République Démocratique du Congo(RDC), sa terre natale. Dans son entendement, il n’y a guère des mobiles négatifs à mettre en relief pour justifier une poudre d’escampette. A comprendre, à ce propos, que lorsqu’on ne se reproche de rien en termes d’éventuels cas de mauvaise gouvernance politique et financière de la partie du pays où la gestion lui a été confiée par les représentants du peuple au niveau de l’Assemblée provinciale, alors rien ne pouvait ébranler sa conscience au point d’envisager de sécher sa très chère patrie pour opter en faveur de la vie en exil.
De part sa présence au Congrès, lors de la traditionnelle adresse du chef de l’Etat à la Nation, on l’avu répondre présent pour la circonstance, non, en tout cas ,comme un simple intellectuel ou curieux d’ouvrir ses oreilles au discours du chef de l’ Etat sur l’Etat de la Nation, mais en sa qualité d’officiel. Certes, sa présence a décontenancé un bon nombre des leaders voire des populations de sa contrée qui s’imaginaient que ça n’était fini avec Atou comme gouverneur et que sa place devait être en prison. Que non. Car, qu’on se le dise vrai. Pas un seul officiel en disgrâce ne pouvait s’y présenter dans la mesure où il se considérerait comme Judas l’Iscariote. Sa présence signifie son soutien au chef de l’Etat et la confiance de l’autorité suprême à son endroit. Elle ne pouvait point tolérer son absence qui donnerait à penser qu’il n’est plus de son obédience.
En d’autres termes, si et seulement si il se sentait coupable de trahison vis-à-vis de la vision du changement de l’Union Sacrée de la Nation(USN) et de son président Félix Antoine Tshisekedi, alors, il faut appréhender qu’il mimerait l’acte de Judas, à savoir, reconnaître sa faute et s’auto-exclure de la société. Il n’oserait point se faire voir ainsi en public. De quoi comprendre aussi que dans les tout prochains jours, l’homme d’Etat, le Gouv’ Atou sera accueilli en trompe dans son terroir puisque le Conseil d’ Etat l’a blanchi.
Tout compte fait, le moins que l’on puisse induire est que la présence du Gouv’Atou au Congrès lors de l’adresse du chef de l’Etat sans être inquiété, à son entrée comme à sa sortie, illustre à suffisance, qu’il n’a pas de problème de justice. Honni donc quiconque pensait qu’il en avait et c’est la raison pour laquelle il se serait évadé vers le Canada,
pour certains, les Etats-Unis, pour les autres sans compter le Japon pour d’autres encore…
Loin de là, le mystère masqué difficile à éventrer pour l’instant est qu’à l’avenir, les gens comprendront que le Gouv’Atou passe pour le bras caché derrière FATSHI dans la province du Kongo central qu’il était sensé représenté le 13 décembre au Palais du peuple. A bas le brouhaha de certaines personnalités qui, dans leur quête effrénée de positionnement dans cette entité, continuent à jeter la poudre aux yeux des masses au lieu de peaufiner des plans stratégiques de développement de cette partie du pays on ne peut plus riche.
A tout prendre, le Gouv’ Atou mérite plus des honneurs à son retour quand on a souvenance que dans son annonce de lundi 13 décembre courant, le Chef de l’ Etat a souligné l’obligation d’une justice pour tous sans distinction. Dès lors, sur base du rapport de l’ IGF quant à sa gestion, d’aucuns n’ignorent que son Dircab et son comptable ont été entendus, jugés et acquittés. De quoi comprendre que lui-même n’en est pour rien. D’où, le VPM doit appréhender que la décision du Conseil d’Etat le rétablissant dans ses droits doit l’amener à en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. En d’autres termes, il est tenu de le réhabiliter sans atermoiements.
Danny Musangu
