Meurtre de deux experts de l’ONU : le journaliste Sosthène Kambindi mis en liberté provisoire
Le journaliste Sosthène Kambidi a bénéficié, mardi 12 octobre, d’une liberté provisoire. Son conseil l’avait sollicitée, indiquant que le journaliste cité comme renseignant était disposé à coopérer avec la justice. Le correspondant d’Actualité.cd avait été arrêté depuis septembre à Kinshasa, dans l’affaire du meurtre de deux experts de l’ONU au Kasaï par rapport à la vidéo sur leur exécution.
Lors du procès de mardi dernier devant la cour militaire de l’ex-Kasaï-Occidental, Sosthène Kambidi était entendu comme renseignant, avec le prévenu Jean-Bosco Mukanda, sur les contacts entre eux et le partage d’informations autour de la mort de Zaida Catalan et Michael Charp.
La cour militaire de l’ex-Kasaï-Occidental est également revenue sur la première vidéo du meurtre avec les renseignants cités dans cette affaire.
Le journaliste a expliqué n’avoir pas eu un message de la part de M. Mukanda, sur ce meurtre.
A son tour, Jean Bosco Mukanda a indiqué avoir informé à travers le SMS plusieurs personnes, sans reconnaître si Kambidi en faisait partie.
Il avait plutôt obtenu la réaction par SMS d’un autre journaliste de Kananga.
Kambidi a plutôt expliqué avoir discuté avec Mukanda pendant que celui-ci était à Kinshasa quelques temps après.
A cette audience, Sosthène Kambidi et les trois autres enseignants ont été de nouveau confrontés autour de la première vidéo sur la mort de Zaida Catalan et Michael Charp.
Ben-Israël Ntumba, également journaliste, a expliqué n’avoir pas obtenu la vidéo. Il a plutôt indiqué l’avoir visualisée à l’Eglise à partir du téléphone de Roger Bushabu.
Mais ce dernier a continué à nier, indiquant n’avoir pas été avec Ben-Israël Ntumba.
De son côté, Me Prosper Kamalu cite toujours Sosthène Kambindi et Jean Bosco Mukanda comme des personnes qui visualisaient la vidéo du meurtre.
Il ajoute qu’il avait demandé ces images le jour suivant à Ben-Israël Ntumba, avant de faire appel au journaliste Sosthène Kambidi.
Un autre prévenu qui a été entendu à cette audience, c’est Vincent Manga, autour du carnet de Zaidan Catalan retrouvé entre ses mains et les écrits qui y étaient.
Avec RO
