Joseph Kitangala Kabala, citoyen congolais, a adressé ce 11 janvier 2026 une lettre ouverte au Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « dénis de justice » et de « dysfonctionnements graves » au sein de certaines instances de l’Ordre National des Avocats, notamment au Barreau du Haut-Katanga. Dans sa correspondance, il appelle les autorités à intervenir pour garantir l’égalité devant la loi et la discipline professionnelle.
Parmi les faits dénoncés, Joseph Kitangala Kabala évoque une « consignation financière non clarifiée » de 32 500 USD faite auprès du Barreau pour le compte d’un tiers. Selon lui, « la destination complète de cette somme demeure insuffisamment clarifiée ». Il affirme avoir saisi le Bâtonnier National, Maître Matadi Wamba Kamba Muntu, qui lui aurait « retiré injustement le droit de voir ma plainte malgré la preuve indiscutable d’accusés de réception en ma possession ».
Le citoyen congolais pointe également des plaintes disciplinaires restées « sans suite claire » contre plusieurs avocats, dont Maître Matadi Wamba Kamba Muntu, Maître Ntumba Kaja Rose et Maître Kitenge Kabudji Jean-Paul. Joseph Kitangala Kabala souligne qu’une correspondance du Procureur Général près le Conseil d’État du 18 août 2024 demandait qu’une réponse lui soit communiquée, mais « cela n’a jamais été fait », ce qui, selon lui, alimente « un sentiment d’injustice et de traitement inégal ».
Il attire en outre l’attention des autorités sur d’autres procédures en cours concernant plusieurs avocats, citant nommément Maître Michel Shebele Makoba, Maître Fatiki Wa Luhindi Augustin, Maître Nyembo Amumba, Maître Kambala Nkongolo, Maître Zakayi Mumba, Maître Kikangala Kibambe, Maître Okendembo Mulamba et Maître Muland’A-Muland Guy. Il précise que « il appartient, naturellement, aux seules autorités judiciaires d’en apprécier la réalité et les suites à donner ».
Joseph Kitangala Kabala conclut en appelant à une réforme et à un contrôle institutionnel du secteur : « qu’une enquête administrative indépendante soit envisagée », « que les plaintes disciplinaires fassent l’objet de réponses motivées et traçables » et « que le principe d’égalité devant la loi et la discipline professionnelle soit garanti ». Il souligne que sa démarche est guidée « non par la haine, mais par la conviction que la crédibilité de la justice congolaise repose sur la transparence et la probité ».
CB
