Procès François Beya. La Haute cour militaire manipulée ?
Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose. Cet adage aussi vieux que l’humanité, tant à se confirmer dans le procès devant la Haute Cour Militaire de l’ancien conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, François Beya et consorts accusés de complot contre le chef de l’État.
Ce qui se passe dans cette juridiction militaire, est une démonstration d’une justice tant récusée dans ce pays.
L’audience à huis clos de ce mardi 12 juillet a fini par dévoiler ce qui se trame à l’horizon contre François Beya et ses co- accusés au point de pousser le collectif des avocats de la défense à récuser la composition.
Alors que les avocats de la défense attendaient de la haute cour, l’arrêt avant dire droit sur leur demande de mise en liberté provisoire en faveur des accusés, la Haute Cour Militaire a choisi de violer le delai légal de 48 heures requis à ce sujet en renvoyant celui- ci à une semaine.
Acte qui viole autant, la constitution de la République démocratique du Congo.
Devant cette preuve irréfutable de manipulation de la plus Haute cour de justice militaire du pays, la défense s’est résolue de récuser les juges. Comme cela ne suffisait pas, le président de la Cour a renvoyé la prochaine audience à une date qui reste à fixer. Du véritable meli-mélo au moment où toute la nation attend voir la traduction en acte d’une justice juste pour la quelle des compatriotes ont perdu leurs vies.
La Haute cour militaire incapable de dire le bon droit. Où va le Congo ? C’est la question.
Antoine Botshili
