De Selembao à Kingabwa ou la victoire du droit sur l’arbitraire
La politique et la justice sont deux domaines insondables mais voisins. Difficile de le démontrer sinon de le constater dans le dossier de l’opposant Kabund accusé des propos injurieux et diffamatoires à l’endroit du président de la République.
Le cirque a été vécu en live. Auditionné puis Mapé( mis sous Mandat d’arrêt Provisoire) avec comme destination, la prison centrale de Malala, le hasard du droit a fait que l »ancien vice président de l’Assemblée nationale soit reconduit ce vendredi 12 août à sa résidence de Kingabwa loin de Makala dans la commune de Selembao entre les quatre murs. Le grand choix de la cour de cassation qui a répondu favorablement à la demande des avocats du député.
La victoire du droit sur l’arbitraire. C’est la conclusion finale. Depuis son incarnation, des voix ne cessent de s’élever pour réclamer sa libération. C’est aussi ça l’onde de choc. Des juristes rompus ont aussi décrié une violation tacite de la procédure. Jean Marc Kabund a été incarcéré sans au préalable lever ses immunités, l’arbitraire de la politique qui a fini par céder la place au droit.
Exploit des avocats ? D’un côté oui, ils ont rappelé à l’ordre les juges de la Haute cour. La suite espérons suivra la trajectoire du vrai droit pour voir la sentence réservée à Maître nageur.
Roger Makangila
