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Maison de l’Etat spoliée, Benoît Tshibangu pris la main dans le sac !

Les ténèbres ne régneront toujours pas sur le parc immobilier de l’État. Toute la lumière sur l’acquisition de cette parcelle truffée d’irrégularités ; la liste des receleurs ne fait que gonfler.

Dès sa nomination  à la tête du Ministère de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu s’est inscrit dans la réalisation des instructions du président de la République sous la tutelle du Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Ainsi, sans tergiverser et en dépit des menaces proférées à son endroit, le ministre d’Etat qui tient absolument compte de l’intérêt général, s’est lancé dans une lutte implacable contre les spoliateurs des biens de l’Etat et les constructions anarchiques.

A cet effet, il met sur pied une commission d’identification immobilière des maisons, appartements, locaux et biens-fonds du domaine privé de l’Etat dans la ville de Kinshasa.

Les membres de la commission déplorent au cours de leur travail le comportement incivique de certains locataires et de la quasi-totalité  de promoteurs immobiliers ayant signé une convention de partenariat public-privé avec le ministère de l’Urbanisme et Habitat.

Ils relèvent plusieurs cas d’irrégularités et insolvabilités du côté des locataires. Concernant les bénéficiaires d’un partenariat public-privé, il a été constaté que la majeure partie des promoteurs immobiliers n’ont pas exécuté leurs obligations contractuelles. Pire, certains d’entre eux ont cherché à s’accaparer frauduleusement des espaces publics.

Une promesse du chef de l’Etat

Par conséquent, dans le strict respect des normes et exigences d’un Etat de droit, le ministère de l’Urbanisme et Habitat s’est engagé dans une vaste opération de délogement des locataires indélicats et de résiliation des conventions de partenariat public-privé pour permettre à l’Etat de recouvrer ses droits.

Signalons que la récupération de ce patrimoine, spolié ou en voie de spoliation, était une promesse du chef de l’Etat Félix Tshisekedi que le ministre d’Etat Pius Muabilu est déterminé à mettre à exécution sur l’ensemble du territoire. Pour cet homme d’Etat, pas une seule province du pays ne sera épargnée.

Et face au comportement incivique de nombreux compatriotes, le ministre d’Etat à l’urbanisme et habitat ne se lasse d’exhorter les Congolais à la vigilance et à participer à l’opération d’assainissement du parc immobilier du domaine privé de l’Etat, pour dénoncer tout acte avéré de spoliation auprès de l’Administration de l’Urbanisme et Habitat ou des services judiciaires.

Grâce à ses efforts inlassables, les Congolais savent à présent que l’Etat dispose d’un patrimoine immobilier, qu’il a des biens et que ce sont ses propres citoyens, bénéficiant de certaines positions dans la société, qui se permettent de les spolier.

Récupérer le patrimoine immobilier à la Gombe

Nombre de maisons de l’Etat sont situées, comme on le sait, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Nul ne peut dès lors les occuper ou s’en prévaloir sans preuve. C’est cela que Pius Muabilu tient à démontrer. A cet effet, il met particulièrement en garde les spoliateurs des biens publics dans la commune de la Gombe à Kinshasa:  «A la Gombe, par exemple, près de 90% des maisons qui jadis relevaient de la colonie belge, appartiennent bel et bien à l’Etat. Je lance un avertissement clair à tous les spoliateurs: l’Etat va tout récupérer, tôt ou tard », avait-il affirmé.

Comme on le sait, le ministre d’État en charge de l’urbanisme et habitat n’a jamais parlé en l’air, bien au contraire, il détient les documents originaux de toutes les parcelles de l’État situées à la Gombe (90%).
C’est dans ce cadre qu’il est tombé sur le cas du feu général Baruti Milengo locataire dans une maison de l’Etat.

Mais, nul n’ignore que pendant la deuxième République; des intouchables du feu maréchal Mobutu, ainsi que les hauts gradés de l’armée et d’autres services de l’Etat faisaient la loi dans notre pays. C’est à ce titre qu’ils s’arrangeaient pour accaparer les maisons de l’État. Cependant, la question que l’on se pose est de savoir comment un locataire peut arriver à vendre un bien de l’État propriétaire qui, aujourd’hui, sur instruction du chef de l’Etat, s’emploie à récupérer.

Pourtant, l’on sait qu’il s’agit ici d’une propriété de l’Etat depuis 1960. Qui lui a donc donné la désaffectation? Aucune réponse. C’est dire que c’est toujours le même mode opératoire consistant à fabriquer des faux jugements pour se prévaloir d’une propriété appartenant à l’Etat. C’est toujours le triangle de la maffia: avocat-juges-conseil d’Etat-administration des affaires foncières qui agit. Mais, face à cette situation,  le ministre d’Etat ne reculera pas jusqu’à la récupération de toutes les maisons de l’État spoliées.

L’opération que mène le ministre d’Etat Pius Muabilu devrait également servir de leçon aux Congolais, toutes catégories sociales confondues, pour ne pas céder à la tentation de la maffia qui fait croire qu’il est facile d’acquérir une parcelle dans la commune de la Gombe. Au contraire, tous doivent maintenant réfléchir par deux fois, sinon l’argent dépensé ne servira qu’à entretenir ceux qui avaient juré de se faire de la fortune au détriment de l’Etat, en faisant spolier son patrimoine immobilier.

Une complicité évidente

Cependant, les observateurs se posent toujours la question de savoir comment l’Etat, propriétaire du parc immobilier disséminé à travers le territoire national, perd toujours les procès qui lui sont intentés par les spoliateurs. Pourtant, il a toujours été dit que la justice doit être au service du bien et non du mal.

La conclusion à tirer que l’Etat perd les procès suite à la maffia qui opère au niveau des instances judiciaires, du barreau, et de l’Administration du ministère des affaires foncières. C’est au sein de cette pègre que s’opèrent toutes les actions visant à débouter l’Etat et attribuer des maisons de l’Etat à des personnes qui les ont acquises de manière illégale. Mais, qu’on le veuille ou pas, cette maffia ne réussira jamais à décourager le ministre d’Etat dans sa détermination à restituer à l’Etat toutes les maisons qui lui appartiennent depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour.

Antoine Botshili

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