La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a décidé, vendredi 12 septembre 2025, de repousser le prononcé du verdict dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila. Initialement attendu ce jour-là, le jugement a été ajourné au 19 septembre, le temps pour la juridiction d’examiner de nouvelles requêtes déposées par les parties civiles.
Ces dernières ont demandé la réouverture des débats afin de faire comparaître trois témoins clés. Selon elles, leurs dépositions pourraient aider à établir l’identité de certaines personnalités et à éclairer les flux financiers soupçonnés d’alimenter les activités des groupes armés, notamment l’AFC-M23. Un élément que les avocats considèrent comme déterminant pour la manifestation de la vérité.
Par ailleurs, les parties civiles estiment que les chefs d’accusation portés contre Joseph Kabila doivent être revus. Elles plaident pour que l’infraction de « trahison » soit requalifiée en « espionnage », affirmant que l’ancien chef de l’État aurait utilisé une fausse identité durant près de deux décennies à la tête du pays.
Elles ont enfin sollicité une réévaluation des dommages et intérêts qui leur avaient été accordés lors des précédentes phases du procès. La Haute Cour militaire a pris acte de ces différentes demandes et devrait se prononcer sur leur recevabilité avant d’arrêter une nouvelle orientation dans ce dossier sensible qui continue de captiver l’opinion congolaise.
CB
