Le Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a réaffirmé la détermination du gouvernement à répondre aux revendications salariales qui secouent plusieurs secteurs publics. Ce mardi 7 octobre, il a échangé à Kinshasa avec les représentants de l’intersyndicale du ministère de la Formation professionnelle, venus plaider pour une prise en charge équitable du personnel resté longtemps sous-payé. Tout en reconnaissant les difficultés financières que traverse l’État, Muzito a annoncé que des dispositions concrètes sont engagées pour régulariser la situation dans les plus brefs délais.
Selon la Celcom du ministère,une enveloppe additionnelle a déjà été dégagée afin de compléter les paiements des agents concernés. Ces fonds, destinés à être intégrés dans les états liquidatifs ordinaires, devraient permettre un contrôle plus rigoureux et une gestion transparente de la masse salariale. Cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement de stabiliser le climat social au sein de l’administration publique et de prévenir toute paralysie du secteur de la Formation professionnelle.
Le porte-parole de l’intersyndicale, Milindi Landry, s’est félicité de l’écoute manifestée par le Vice-premier ministre, soulignant que cette approche matérialise les orientations données par la Première ministre Judith Suminwa. Celle-ci insiste sur l’exécution du cinquième pilier du programme quinquennal du Président Félix Tshisekedi, axé sur l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et la consolidation de la paix sociale.
Dans le même élan, Adolphe Muzito a échangé avec un collectif d’anciens députés provinciaux de la législature 2018-2023, frustrés de n’avoir pas perçu dix mois d’arriérés, leurs indemnités de sortie ni leurs frais d’installation. En réponse, le VPM du Budget a promis un examen attentif de leurs dossiers, témoignant d’une volonté politique d’apaiser les tensions et de restaurer la confiance entre le gouvernement et les différentes catégories socioprofessionnelles.
CB
