La fracture est désormais ouverte au sein de l’Alliance pour la rupture et le développement (ARDEV). Réunis à Lubumbashi, les membres du Bureau politique national et plusieurs hauts cadres du parti ont retiré leur confiance à Jacques Kyabula Katwe, qu’ils accusent d’une gestion autoritaire et opaque. Pour éviter l’implosion de la formation politique, un comité de crise a été mis en place afin de conduire sa restructuration.
Par Roger Makangila
Coup de tonnerre au sein de l’Alliance pour la rupture et le développement (ARDEV). Réunis ce jeudi 4 juin 2026 à Lubumbashi, les membres du Bureau politique national ainsi que plusieurs hauts cadres du parti ont officiellement retiré leur confiance au président national, Jacques Kyabula Katwe.
Dans une déclaration commune, les signataires dénoncent une gestion qualifiée d’« autocratique et opaque », qu’ils considèrent comme la principale cause de la crise profonde que traverse actuellement la formation politique.
Face à cette situation, les responsables du parti annoncent la mise en place d’un comité de crise chargé de conduire un processus de restructuration et de réorganisation de l’ARDEV, avec pour objectif de restaurer la cohésion interne et le fonctionnement régulier des instances du parti.
Les hauts cadres réaffirment également leur soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, et invitent les militants ainsi que les sympathisants à demeurer mobilisés pour préserver l’avenir politique de l’ARDEV au sein de la majorité présidentielle.
Cette décision marque un tournant majeur dans l’évolution de la crise interne qui secoue le parti et pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique du Haut-Katanga ainsi qu’au sein de la majorité au pouvoir.
