Un an après son arrivée à la tête du ministère des Mines, Louis Watum Kabamba revendique une série de résultats chiffrés dans un secteur stratégique pour l’économie congolaise. Développement communautaire, mobilisation des recettes publiques, assainissement du cadastre, lutte contre la fraude, formalisation de l’exploitation artisanale et création d’emplois : plusieurs indicateurs témoignent d’une volonté de faire davantage profiter les populations des retombées de l’activité minière.
349,2 millions USD pour financer les projets communautaires
Au cœur de ce bilan figurent les ressources destinées au développement des communautés affectées par les activités minières. Au total, 349,2 millions de dollars américains ont été mobilisés auprès de 44 entreprises minières au titre de la dotation consacrée au développement communautaire.
Ces fonds ont permis l’approbation de 521 projets, dont 335 sont déjà achevés et 186 en cours d’exécution.
Les investissements couvrent plusieurs secteurs essentiels : 80 écoles, 65 centres de santé, 62 projets liés à l’accès à l’eau et à l’énergie, 52 infrastructures routières, 47 projets socioculturels et 28 projets agropastoraux.
À ces réalisations s’ajoutent les cahiers des charges conclus entre les sociétés minières et les communautés locales. 93 entreprises sont concernées par ces engagements, représentant un budget cumulé de plus de 360,1 millions USD.
Plus de 136 millions USD de recettes supplémentaires attendues
L’action du ministère s’est également concentrée sur l’amélioration des recettes minières de l’État.
Les réformes engagées dans la commercialisation et l’exportation des produits miniers ont permis d’identifier un potentiel de plus de 136 millions USD de recettes additionnelles par an au bénéfice du Trésor public.
Parallèlement, l’assainissement du cadastre minier a conduit à la récupération de 3 413 carrés miniers, représentant une superficie totale de 289 950 hectares.
L’or artisanal davantage intégré dans le circuit officiel
La lutte contre la fraude et la contrebande constitue un autre volet important du bilan.
Pour l’année 2025, 2,851 tonnes d’or artisanal, évaluées à 281,8 millions USD, ont été orientées vers le circuit officiel.
Dans le secteur de l’exploitation artisanale, 64 Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) ont également été identifiées, dont 33 au Lualaba et 31 au Haut-Katanga.
Le processus de formalisation s’accompagne par ailleurs de mesures de protection sociale. Le projet pilote d’assurance « Protection Groupe » couvre déjà 15 000 exploitants artisanaux identifiés dans le Lualaba, avec pour ambition de renforcer leur sécurité et leur intégration dans le secteur formel.
Emploi : 2 000 postes préservés et 3 000 autres annoncés
Le secteur minier demeure aussi un important pourvoyeur d’emplois. La reprise de Chemaf par Virtus Minerals aurait permis de préserver environ 2 000 emplois, avec des perspectives concernant près de 5 000 exploitants artisanaux.
Dans le même temps, le projet porté par KoBold Metals, présenté comme représentant un investissement d’environ 1 milliard USD, ouvre des perspectives de création de 3 000 emplois.
Sur le marché du lithium, la RDC a enregistré en juillet 2026 l’exportation de 3 000 tonnes de concentré, tandis que les prévisions annuelles de production s’établissent à 321 009 tonnes de concentré.
Des indicateurs qui dessinent une nouvelle orientation
Après douze mois à la tête du ministère, le bilan présenté autour de Louis Watum Kabamba s’appuie ainsi sur plusieurs indicateurs : 349,2 millions USD mobilisés pour le développement communautaire, 521 projets approuvés, 335 réalisés, 80 écoles, 65 centres de santé, 62 projets d’eau et d’énergie, 52 infrastructures routières, 3 413 carrés miniers récupérés, 2,851 tonnes d’or artisanal intégrées au circuit officiel, 15 000 exploitants artisanaux identifiés, 2 000 emplois préservés et 3 000 emplois annoncés.
Au-delà des statistiques, cette orientation traduit la volonté affichée du ministère des Mines de renforcer la gouvernance du secteur, d’accroître la contribution des ressources minières aux finances publiques et de rapprocher davantage les retombées de l’exploitation minière des populations concernées.
Une démarche qui s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec l’ambition de faire du potentiel minier congolais un véritable moteur de développement, de création d’emplois et de prospérité partagée.
Jeff Saile
