Figure populaire dans son fief de Malemba Nkulu, Chimène Polipoli Lunda s’impose progressivement comme une personnalité politique dont la proximité avec les populations et les actions sociales suscitent autant d’adhésion que de critiques. Pour ses soutiens, la questeure de l’Assemblée nationale incarne un leadership de proximité, social et pragmatique. Une influence qui ne laisse pas indifférents ses adversaires politiques.
Dans le paysage politique du Haut-Lomami, le nom de Chimène Polipoli Lunda résonne avec une tonalité particulière. Élue députée nationale dans la circonscription de Malemba Nkulu et membre du Bureau définitif de l’Assemblée nationale en qualité de questeure, elle a progressivement construit une image fondée sur la proximité avec sa base.
À Malemba Nkulu, beaucoup l’appellent affectueusement « Maman Sociale ». Un surnom qui, au-delà de la formule politique, traduit une perception largement entretenue par ses partisans : celle d’une élue qui entend rester connectée aux réalités quotidiennes de sa population.
Un leadership qui dérange ?
En politique, la popularité est rarement neutre. Lorsqu’une personnalité consolide son influence dans son fief, elle devient forcément un acteur avec lequel ses adversaires doivent composer.
Les critiques qui se multiplient autour de Chimène Polipoli peuvent ainsi être lues, par ses soutiens, comme le revers d’une ascension politique qui dérange certains équilibres.
Mais la polémique ne devrait pas faire oublier l’essentiel : la différence entre une action menée au bénéfice d’une base électorale et l’utilisation des moyens d’une institution publique doit être clairement établie.
C’est notamment le cas de l’ambulance destinée à sa base, que certains tentent de rapprocher des moyens de l’Assemblée nationale. Une confusion que ses proches rejettent catégoriquement.
Comment, d’ailleurs, imaginer qu’un membre du Bureau de l’Assemblée nationale puisse disposer à sa guise d’un bien appartenant à l’institution sans l’accord des autres membres du Bureau ?
Une telle hypothèse soulève elle-même des interrogations sur le fonctionnement collectif d’une institution parlementaire.
« Maman Sociale », au-delà des querelles politiques
La popularité de Chimène Polipoli à Malemba Nkulu ne se résume pas à une fonction institutionnelle. Elle se construit aussi dans le rapport qu’elle entretient avec sa base.
Ses soutiens mettent en avant un leadership de proximité, marqué par une attention particulière aux préoccupations sociales et aux besoins des communautés.
C’est précisément cette image qui explique, selon eux, l’attachement d’une partie de la population à celle qu’ils surnomment « Maman Sociale ».
Dans ces conditions, les tentatives de discrédit ne devraient pas prendre le dessus sur le débat de fond. Si des critiques doivent être formulées, elles doivent l’être sur la base de faits établis, et non à travers des amalgames susceptibles de brouiller la perception de l’opinion.
Un appel aux adversaires : la politique autrement
À ses adversaires politiques, le message peut être simple : la meilleure manière de combattre un leadership n’est pas nécessairement de chercher à le salir, mais de proposer mieux.
Le Haut-Lomami a besoin de responsables capables de dépasser les querelles personnelles pour défendre les intérêts de ses filles et de ses fils.
Le leadership chrétien, social et pragmatique que revendiquent les proches de Chimène Polipoli devrait surtout inspirer une compétition politique fondée sur les résultats, la proximité avec les populations et la recherche de solutions concrètes.
Car au final, ce ne sont ni les accusations, ni les polémiques, ni les campagnes de dénigrement qui tranchent durablement le débat politique.
Ce sont les populations elles-mêmes.
Et à Malemba Nkulu, celles et ceux qui connaissent Chimène Polipoli savent pourquoi ils continuent de l’appeler affectueusement : « Maman Sociale ».
Jeff Saile
