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Marche de l’opposition : Katumbi, Fayulu, Matata et Sessanga utilisent les citoyens comme des boucliers humains

Lorsque l’opposition a organisé une marche contre le régime en place, beaucoup ont vu cette manifestation comme une occasion pour les citoyens de faire entendre leur voix.

Cependant, pour Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Augustin Matata et Delly Sessanga, le but de cette marche était différent. Ils cherchaient à créer un incident en violant l’itinéraire établi par l’autorité de la ville pour la marche afin de trouver des preuves flagrantes de violation des droits de l’homme et les imputer au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.

Au lieu de partir de la place Sakombi dans la commune de Ngaliema jusqu’à la place YMCA via l’avenue Kasavubu, les responsables de ces partis ont tenté de débuter la marche depuis la commune de Lemba perturbant ainsi l’ordre public et exposant leurs militants au danger d’affrontement avec un parti rival.

“La police a rétabli l’ordre public en demandant aux partis dits de l’opposition de respecter l’itinéraire convenu avec l’autorité urbaine”, a affirmé dans un communiqué le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, le général Kasongo.

“Visiblement, ces derniers voulaient créer des incidents et provoquer des cas de mort d’hommes”, a-t-il ajouté.

Ils ont réussi leur coup. Les images de la répression brutale de la marche ont fait le tour du monde, suscitant l’indignation de la communauté internationale. Les opposants ont pu dénoncer les violations des droits de l’homme commises par le régime en place et mobiliser le soutien de la communauté internationale.

Peuple, le plus grand perdant

Le plus grand perdant dans tout cela, c’est le peuple. Les politiciens de l’opposition ont utilisé les citoyens comme des pions dans leur jeu politique, les conduisant comme des moutons de Panurge. Les citoyens qui ont participé à la marche ont été blessés, arrêtés. Leurs droits ont été bafoués au nom d’une cause politique.

Il est compréhensible que l’opposition cherche à faire entendre sa voix et à dénoncer les abus du régime en place. Mais utiliser les citoyens comme des boucliers humains pour atteindre des objectifs politiques est inacceptable. Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Augustin Matata doivent être conscients de leur responsabilité envers le peuple et agir en conséquence.

Par contre, la répression de la marche par la police nationale congolaise est une violation grave des droits de l’homme. Le gouvernement provincial doit répondre de ses actes et être tenu responsable. Cependant, cela ne doit pas être utilisé comme une excuse pour justifier l’utilisation de citoyens innocents comme des pions dans un jeu politique.

En fin de compte, il est temps que les politiciens de tous bords prennent conscience de leur responsabilité envers le peuple et agissent en conséquence. Les citoyens ne doivent pas être utilisés comme des boucliers humains dans des jeux politiques dangereux. Leur sécurité et leurs droits doivent être protégés en toutes circonstances. Lors des élections, ils seront transformés en bétail électoral.

Danny Musangu

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