Les consultations politiques initiées par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, et conduites par son conseiller spécial en matière de sécurité, se sont déjà achevées. Les tractations sont maintenant en cours dans les états-majors de partis membres de l’Union sacrée de la nation pour la désignation des cadres qui pourraient faire partie d’un gouvernement de large union nationale dont la mission consistera à résoudre d’épineux problèmes qui se posent présentement en RDC, particulièrement la crise sécuritaire provoquée dans la partie orientale du pays, par les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda.
Le futur gouvernement devra par ailleurs, rechercher les voies et moyens, avec des principaux acteurs politiques et de la société, pour recréer la cohésion sociale brisée à la suite à des rancœurs accumulées pendant des années, et sont à la base des remous sociaux actuels.
Les personnes interrogées par notre Institut de sondage, estiment cependant que la future équipe ministérielle devrait être placée sous la direction d’une personnalité politique originaire de la partie Ouest du pays. Pour elles, ce serait une manière de réparer ce qu’elles considèrent comme une « injustice » dans la mesure où à ce jour, aucune institution nationale n’est dirigée par une personnalité de l’ouest. C’est dire que la géopolitique n’a pas été respectée.
Ainsi, les sondés retiennent les personnalités suivantes au poste de Premier ministre du futur gouvernement, au regard de leur probité morale, de leur caractère de rassembleur, et de capacités managériales incontestables.
Ces probables Premiers ministres sont les suivants:
Michel Bongongo : 72%

Michel Bongongo a apporté son expertise en matière de réformes dans le domaine militaire, en qualité de ministre intérimaire de la Défense, et a procédé à la remise des allocations de fin de carrière aux retraités ayant servi sous le drapeau. Il a tenu à honorer le sang versé par des militaires pour sauvegarder l’intégrité territoriale et la souveraineté de la mère patrie. Dans la foulée, il a mis en place des stratégies pour relancer la réforme de l’armée. L’expertise acquise par Michel Bongongo en matière des réformes institutionnelles, a permis au gouvernement notamment de rendre effective la prise en charge des militaires et de leurs familles, de payer et de valoriser les primes des soldats. C’est un exploit social qui a largement profité au chef de l’Etat Félix Tshisekedi. A la Fonction publique, l’amélioration progressive des conditions de vie des travailleurs a également été son cheval de bataille.
Adolphe Muzito : 68%

L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito a passé trois ans à la tête du gouvernement. Il aligne un bilan « positif » de son action, tout en reconnaissant que « la pauvreté et le chômage n’ont pas suffisamment reculé ». Toutefois, ses réussites économiques sont connues: une croissance à 6%, des investissements étrangers de 2,5 milliards de dollars, un nombre d’entreprises qui est passé de 10.000 à plus de 15.000 en 5 ans, et un revenu par habitant qui est passé de 90 USD en 2001 à 220 USD en 2011. Par ailleurs, le cadre macroéconomique a été maintenu en RDC sous sa mandature, avec notamment l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE qui a permis au pays de prétendre à une annulation de 90% de sa dette et à l’obtention d’un crédit de 6 milliards de dollars de la part de ses partenaires chinois.
Martin Fayulu : 65%

Martin Fayulu est un homme politique et homme d’affaires congolais, connu pour son parcours en politique et sa candidature à l’élection présidentielle de 2018. Il est le président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement-ECIDE. En 1990, Martin Fayulu devient président du Forum pour la démocratie et le développement –FDD-, qui est alors membre de l’Union sacrée de l’opposition. En 1991, il participe à la Conférence nationale souveraine –CNS-, où il est vice-président de la Commission Économie, Industrie et PME.
En 2018, il est choisi par sept leaders de l’opposition comme leur candidat unique à l’élection présidentielle. Il a une longue expérience en politique et a joué un rôle important dans le mouvement de l’opposition. Le parti qu’il préside est une force politique significative en RDC.
Mabaya Gizi : 59%

Candidat déclaré à la Présidentielle, Jean-Philibert Mabaya Gizi rêve d’un Congo nouveau et plus fort. Grâce à son expérience de par ses multiples stages à l’extérieur du pays, notamment au Japon à l’initiative de l’Agence de Coopération Internationale JICA, tout comme en France où il a effectué un stage de 6 mois à la société nationale de Chemin de fer sur le fonctionnement du Chemin de fer français, en Allemagne où il a effectué plusieurs stages dans le cadre de ses activités parlementaires, cet homme à l’intelligence avérée, entend s’employer pour la restauration non seulement de la dignité de l’homme congolais, mais aussi de la justice distributive. Il promet la sécurité et envisage également la promouvoir la protection de l’environnement.
Jean-Pierre Bemba : 57%

Jean-Pierre Bemba, homme politique congolais, a eu un parcours professionnel divers. Il a débuté dans les entreprises familiales, puis a travaillé comme assistant personnel de Mobutu au début des années 1990. Par la suite, il a créé le Mouvement de libération du Congo (MLC) et son bras armé, l’Armée de libération du Congo (ALC). En 2018, après 11 ans d’exil et de détention, il est revenu au pays et a tenté de se présenter à la présidence, sans succès. Finalement, il a été nommé ministre de la Défense en 2023, et actuellement vice-Premier ministre en charge des transports, communications et désenclavement.
Nefertiti Ngudianza : 52%

Madame Néfertiti Ngudianza Bayoka est doublement élue dans le Territoire de Luozi, confirmant ainsi tout le bien qu’on pensait d’elle. Dans le territoire de Luozi, elle a survolé les élections pour se hisser largement en tête lors du scrutin combiné du 20 décembre 2023. Déjà deuxième meilleure élue de la province au niveau national, la dame de fer récidive pour se placer cette fois-ci meilleure comme élue au niveau provincial. Il y a donc fort à parier que la dame de fer n’est pas arrivée à la fin de ses ambitions.
Jean-Lucien Bussa : 51%

Né le 26 mars 1962 à Likaw dans le territoire de Budjala en province du Sud-Ubangi, Jean-Lucien Bussa s’est fait élire député national en 2006 et a renouvelé son mandat durant les trois autres cycles électoraux. Nommé ministre du Portefeuille au sein du Gouvernement Judith Suminwa depuis le 28 mai 2024, il s’est mis à écouter les membres des comités de gestion de différentes entreprises de l’Etat. Grâce à ces consultations, il s’est non seulement imprégné de différents problèmes que connaissent les entreprises publiques, mais il a également partagé sa vision aux mandataires publics.
Sur le plan politique, il est l’Autorité morale du parti politique Courant des Démocrates Rénovateurs, créé en 2013 et Coordonnateur de la Coalition des Démocrates. Actuellement Doctorant à la Faculté de l’économie de l’Université de Kinshasa, l’homme incarne l’excellence et la compétence. Il a réussi à organiser pendant quelques jours, les états généraux des entreprises du Portefeuille de l’Etat.
Judith Suminwa : 49%

Le 1er avril 2024, Judith Suminwa entrait dans l’histoire en devenant la première femme à diriger le gouvernement de la République Démocratique du Congo. Son accession à la primature était porteuse d’espoir, symbolisant une avancée vers l’égalité des genres et une modernisation politique du pays. Mais, son mandat n’a pas été à la hauteur des attentes et des défis auxquels la RDC est confrontée.
Sur le plan diplomatique, la Première ministre a joué un rôle actif dans le renforcement des relations avec les pays voisins et les organisations internationales. Son engagement dans les discussions pour le retrait des forces étrangères présentes sur le territoire congolais a été salué par certains analystes, bien que des tensions subsistent. Des efforts ont été faits pour digitaliser certains services publics, mais le processus reste freiné par des lenteurs bureaucratiques et un manque d’infrastructures adaptées.
Judith Suminwa aligne donc bilan mitigé. Si elle a réussi à maintenir une certaine stabilité politique et à impulser des réformes importantes, l’ampleur des défis auxquels fait face la RDC exige des avancées plus concrètes.
Simon Mbatshi Batshia : 45%

Il est le 24 mai 1949, à Mvuangu dans le Secteur de Kakongo, Territoire de Lukula, au Kongo Central. Le 1er août 2023, il devient membre du membre du conseil d’administration à la Société commerciale des transports et des ports. Après ses fonctions ministérielles, Simon Mbatshi Batshia se voit confier la tête de deux entreprises publiques dont il assume les fonctions de Président Directeur Général, à savoir la Société nationale des chemins de fer du Congo et ensuite, de l’Ogefrem. Il est, par ailleurs, consultant en résolution des conflits au Centre for Conflict Resolution (CCR) basé au Cap, en Afrique du Sud, et membre du South African Institute for International Affairs (SAIIA).
Il investit dans le secteur douanier ainsi que dans la distribution de vins, de spiritueux et de poissons, en provenance de l’Afrique du Sud. À ce titre, il a été le président des sociétés Aspen-Congo, African Fish Trading (Afitra) et Phoenix International.
Banyaku Luape : 42%

Sa carrière politique débute en 1987 avec son entrée comme ministre des Hydrocarbures (1992-1993 et 1998-1997), député au Parlement de Transition (2002-2006) et juge à la Cour constitutionnelle (2014-2018). Il est professeur des relations internationales dans plusieurs universités.
Sondage le peuple d’abord
