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RDC–Rwanda : Kinshasa dénonce les fausses interprétations du nouvel accord de paix

Kinshasa monte au créneau face à la multiplication des discours erronés entourant l’accord de paix signé avec Kigali. En conférence de presse, ce samedi 28 juin à Osaka, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a tenu à recadrer le débat. « Il faut qu’on s’en tienne à ce qui est écrit », a-t-il martelé, dénonçant une « tentative de manipulation » autour d’un texte qu’il qualifie de « tournant régional majeur », soutenu notamment par le Qatar et l’Angola.

L’accord vise avant tout à rompre avec la spirale de la guerre par procuration dans l’Est de la RDC, selon Muyaya. Il interdit formellement tout appui aux groupes armés comme le M23 ou les FDLR. « La fin de ce soutien est donc un des éléments centraux du nouveau pacte de paix », a-t-il expliqué, insistant sur la cohérence du texte avec les engagements régionaux pris lors des discussions de Doha.

Un point souvent déformé dans les commentaires concerne le désengagement militaire. Muyaya a tenu à rappeler que le retrait des troupes ne sera pas unilatéral, mais progressif et concerté, sur la base du plan CONOPS défini à Luanda. « Ce sera un processus concerté », a-t-il précisé, écartant toute interprétation suggérant un désarmement déséquilibré au détriment de la RDC.

Autre inflexion notable, Kinshasa opère un changement de cap en matière d’intégration des ex-rebelles. Finies les absorptions automatiques : la nouvelle approche sera sélective et encadrée par le programme DDRCS. « Cette fois, il ne s’agira plus de les intégrer automatiquement », a souligné le ministre, mettant en avant l’objectif de professionnaliser les FARDC sur le long terme.

Pour garantir l’effectivité de l’accord, des structures conjointes de suivi seront créées. Leur mission : surveiller les mouvements de troupes, valider les désengagements et désamorcer toute escalade. Mais la réussite du processus, rappelle Muyaya, repose aussi sur un soutien constant des partenaires extérieurs. « Ce n’est qu’un début », a-t-il conclu, saluant le rôle moteur joué par l’émir du Qatar dans le rapprochement entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame.

CB

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