Les dissensions internes refont surface au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a vertement critiqué l’attitude de Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale et cadre de l’UDPS, lui reprochant des interférences jugées inacceptables dans les affaires internes du parti.
S’exprimant lors d’une rencontre avec les militants, dimanche 6 juillet, Augustin Kabuya a dénoncé l’ingérence de Tshilumbayi dans la gestion politique de la ville de Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central. « Il y a un gouverneur UDPS qui a été installé par le parti et qui doit travailler sans les injonctions du premier vice-président de la chambre basse du parlement », a-t-il martelé.
Le numéro deux de l’Assemblée nationale est ainsi accusé de vouloir imposer son influence sur un exécutif provincial censé rester indépendant de toute pression parlementaire. Pour Kabuya, cette posture constitue une violation de l’organigramme interne du parti et des principes de fonctionnement qu’il entend faire respecter.
« Je mets en garde Jean-Claude Tshilumbayi de s’immiscer dans les affaires de l’UDPS », a poursuivi Augustin Kabuya, visiblement irrité. Le secrétaire général considère que les responsabilités institutionnelles de Tshilumbayi à l’Assemblée ne lui donnent aucun droit de s’impliquer dans la gestion partisane, encore moins au niveau local.
Clôturant son intervention, Augustin Kabuya a lancé un message sans équivoque à l’endroit de son camarade : « Qu’il s’occupe de son propre parti car l’UDPS doit fonctionner selon les autorités établies. » Un rappel à l’ordre qui révèle les tensions croissantes au sein du parti au pouvoir, à un moment où l’unité devrait être de mise face aux nombreux défis politiques à venir.
CB
