L’avant-projet de la nouvelle politique salariale a franchi une étape décisive lundi 7 juillet 2025 à Kinshasa. Il a été minutieusement examiné lors d’une réunion tripartite réunissant les ministres en charge de la Fonction publique, du Budget, et des Finances, représenté par la vice-ministre Oneige N’Sele. Cette séance stratégique marque une phase clé dans la réforme de la rémunération des agents publics.
Le document présenté est le fruit d’un long travail collaboratif entre les experts du Gouvernement et ceux de l’Intersyndicale Nationale de l’Administration Publique (INAP). Il s’agit d’un texte ambitieux visant à réorganiser de manière progressive, équitable et durable le système de rémunération au sein de la Fonction publique. Selon les participants, ce projet reflète « la ferme volonté du Gouvernement de la République de mettre fin aux disparités dans le système de rémunération des agents publics ».
Durant cette rencontre technique, plusieurs recommandations ont été émises afin d’améliorer la cohérence du texte. Les autorités entendent assurer « son alignement avec les exigences de soutenabilité budgétaire et le respect de l’équilibre macro-économique », tout en tenant compte des impératifs de justice sociale. Un exercice délicat dans un contexte marqué par les contraintes économiques persistantes.
Pour la vice-ministre des Finances, Oneige N’Sele, cette réforme représente une opportunité de renforcer la transparence budgétaire et d’optimiser les dépenses publiques. Le futur cadre salarial vise à instaurer « un barème unique, garantissant une meilleure lisibilité du traitement des agents publics et une gestion plus efficiente des ressources humaines de l’État ».
Ce projet de nouvelle politique salariale, qui s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, aspire à fonder un système basé sur l’équité, la performance et la transparence. Il est perçu comme un levier essentiel pour moderniser l’administration publique et rétablir la confiance entre l’État et ses agents.
La tripartite Fonction publique – Budget – Finances devra désormais consolider ce texte avant son adoption officielle. Si les étapes suivantes sont franchies avec rigueur, ce cadre réformé pourrait amorcer une transformation durable de la gestion salariale dans le secteur public congolais.
CB
