Un remaniement du gouvernement congolais serait sur le point d’être officialisé. Annoncé en coulisses depuis plusieurs jours, le gouvernement Suminwa 2 pourrait être rendu public « incessamment », selon des sources proches du pouvoir. Une communication du président Félix Tshisekedi, lors du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet, aurait confirmé cette orientation, renforçant l’idée d’un profond ajustement au sommet de l’exécutif.
Ce changement d’équipe intervient dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays, notamment avec la rébellion du M23. Face à cette instabilité, le chef de l’État multiplie les appels à l’unité nationale. Des figures autrefois hostiles au régime se rapprochent désormais du camp présidentiel. « Martin Fayulu a même fini dans les bras de Félix Tshisekedi autour d’une démarche dite patriotique ‘camp de la patrie' », confie une source, tandis que « Adolphe Muzito s’est clairement dit disposé à rallier le dirigeant congolais pour l’aider à contrer la menace sécuritaire ».
Dans cette dynamique, des initiatives ont été engagées pour ouvrir davantage le champ politique. Le conseiller spécial à la sécurité du président, Eberande Kolongele, aurait été mandaté pour entamer des discussions en vue d’une alliance élargie. « Tout est déjà fin prêt », assurent certaines sources à la présidence, évoquant une volonté de rassembler les forces vives de la nation autour d’un exécutif plus représentatif.
Ce remaniement se présente ainsi comme une manœuvre stratégique à double objectif : renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale face aux défis internes, mais aussi affaiblir l’opposition radicale restée en marge, à l’instar de Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Matata Ponyo, Constant Mutamba, Noël Tshiani ou encore Martin Fayulu lui-même, qui continuent de réclamer « un dialogue national inclusif afin de décanter la situation en RDC ».
CB
